Page histoire : les boat peoples de Limoges

Thi-Loan Nguyen parle très peu du calvaire de sa famille à la fin des années 80. / © Ariane Pollaert
Thi-Loan Nguyen parle très peu du calvaire de sa famille à la fin des années 80. / © Ariane Pollaert

Dans les années 70 et 80, les boat people sont des centaines de milliers à avoir fui la guerre dans leur pays. Quelques centaines d’entre eux habitent encore à Limoges.
 

Par Franck Petit

Thi-Loan Nguyen est arrivée à Limoges à la fin des années 80. Elle a quitté le Cambodge où les Kmers rouges semaient la terreur pour offrir un avenir à ses 3 enfants.

J’avais peur. Je me cachais pour ne pas mourir


L’épopée qu’elle a vécue est incroyable. Elle a dû traverser la mer de Chine sur une embarcation de fortune. Son bateau a été attaqué par des pirates :

Ca a duré 5 jours. Il y avait beaucoup d'enfants sur le bateau. A la fin du voyage, nous avons manqué de nourriture.


Après cela, les Nguyen ont débarqué en Malaisie. En 1990, la France s’est dite prête à les accueillir.
 

Beaubreuil

Quelques centaine de Cambodgiens, Vietnamiens ou Laotiens ont ainsi débarqué à Limoges-Beaubreuil. En 1990, les boat peoples représentaient 1 habitant sur 10 de ce quartier. Ils se sont très rapidement fait accepter.

J’étais d’accord pour travailler. Prête à accepter n’importe quel poste.


Malgré les difficultés de langue, et les blessures laissées par les guerres, la plupart se sont intégrés par le travail. Des entreprises locales comme Legrand, Valéo, ou certaines usines de porcelaine, les ont employés en nombre.
 
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