La saison des champignons commence : quelques conseils à connaître avant la cueillette en forêt

La fin de l'été est synonyme de pluie, de premières fraicheurs et d'humidité : un climat propice à la cueillette des champignons. Avant de partir en balade en forêt, voici quelques conseils pour éviter les intoxications.

Parmi les variétés de champignons les plus populaires, le cèpe occupe forcément la première place.
Parmi les variétés de champignons les plus populaires, le cèpe occupe forcément la première place. © Image Pixabay
L'automne arrive et avec lui : la saison de la cueillette aux champignons. Dès début octobre, de nombreuses variétés poussent en forêt du fait des précipitations, de l'humidité et de la fraîcheur. Certains champignons ne sont pas comestibles, d'autres ont peu de goût et quelques-uns valent le détour, à commencer par le cèpe. Mais, la trompette de la mort, le pied bleu, la girolle ou encore le pied-de-mouton réveillent également les papilles.

"La saison s'annonce favorable. Pour que les champignons poussent en nombre, il faut beaucoup de pluie et un choc thermique assez marqué, ce qui a été le cas au cours des deux dernières semaines. Les températures ont baissé de près de 10 degrés en quelques jours", se réjouit Michel Ardillier, président de la Société mycologique du Limousin.

Le passionné prodigue quelques conseils pour ne pas se tromper et éviter de mauvaises rencontres mycologiques. L'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a également dévoilé, le 25 septembre dernier, un nouveau guide destiné aussi bien au "cueilleur occasionnel" qu'au "fin connaisseur".

Des conseils pendant la cueillette :

Des conseils après la cueillette :

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Des conseils pour la consommation :

 

Chaque année de nombreuses intoxications

En 2019, trois décès ont été recensés pour des intoxications liées à la consommation de champignons. D'autres intoxications ont été relevées : 24 pour des cas graves et beaucoup d'autres sans pronostic vital engagé.

Entre le 1 juillet et le 31 décembre, 2 000 cas d'intoxication ont été rapportés au Centres antipoison. "Il faut vraiment se méfier. Quand les premiers symptômes d'une intoxication arrivent, les dégâts peuvent déjà être importants", ajoute le président de l'association.

Il faut donc partir à la cueillette en bonne connaissance de cause. Surtout dans le Limousin, car il existe près de 2 000 espèces répertoriées, selon Michel Ardillier. Et toutes ne sont pas comestibles !
 
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