Six mois après sa prise de contrôle, Lionel Peluhet se confie sur les raisons qui l'ont conduit à reprendre le club de basket. Ce dernier évoque aussi la situation financière qu'il estime stabilisée même s'il reconnaît qu'il y aura encore, en fin de saison, un déficit d'exploitation de 500.000 euros qu'il s'engage à combler. Le nouveau propriétaire rappelle qu'il s'est fixé trois ans pour réaliser son projet.
"Tout va bien, le plan se déroule correctement par rapport à ce que l'on avait prévu."
Les premiers mots de Lionel Peluhet donnent le ton sur son état d'esprit, presque six mois après sa prise de contrôle du monument du basket français. Et pourtant, lors de son premier contact avec l'ancienne propriétaire Céline Forte, il n'imaginait pas un tel dénouement : "dans un premier temps, j'étais prêt à donner un coup de main en termes d'organisation, mais le mal était tellement profond que la seule solution, c'était de prendre la direction du club et la majorité pour trouver rapidement des solutions".
Et Lionel Peluhet a trouvé la clé en injectant son argent personnel : "nous sortons de trois années où le CSP a perdu près de trois millions d'euros et tous les fonds propres ont disparu. J'ai assumé la perte de 1,4 million d'euros sur la saison dernière".
Un déficit de 500.000 euros cette saison
Le nouveau propriétaire a bien l'intention de maintenir une situation saine : "J'ai pris l'engagement auprès de la Ligue de basket et des élus que le club soit à l'équilibre cette année. Il faudra trois ans pour reconstruire le club et deux années pour le stabiliser financièrement, mais le plus important c'est d'embarquer tout l'écosystème du CSP pour retrouver la stabilité nécessaire. Cette année nous ne serons pas encore à l'équilibre, parce qu'il a fallu faire des arbitrages, mais la projection est un déficit de 500.000 euros cette saison, et comme j'en ai pris l'engagement, j'investirai sur mes fonds personnels pour que le club soit sur sa trajectoire, parce que je ne veux pas que l'on se précipite et que l'on respecte les étapes de la construction. Je ne crois aux aventures humaines que si elles sont construites sur la durée".
À ceux qui lui reprochent de ne pas avoir assez d'ambition dès cette année, Lionel Peluhet répond : "j'assume la politique d'austérité du CSP parce que nous sommes à l'os aujourd'hui. Cette année, nous visons le maintien et le top huit l'année prochaine".
Avoir 500 ou 600 partenaires
Et le nouveau propriétaire du Limoges CSP expose sa vision à moyen terme : " Je veux rendre le CSP à l'ensemble du territoire et ne pas personnaliser le club. Le CSP appartient plus largement au territoire du basket, avec les Limougeauds en priorité, mais aussi la France et l'Europe. Le territoire de Limoges n'est pas le plus puissant économiquement, mais aujourd'hui Cholet est leader avec le même budget que nous. Notre défi est d'avoir 5 ou 600 partenaires pour se rapprocher des plus gros clubs. Moi, je ne suis frustré de rien, c'est nous qui devons rendre au CSP la gloire qui devrait être la sienne."
Et sans dévoiler le détail de ses intentions, Lionel Peluhet annonce : "je vais me rendre au match de foot OM/Monaco le 1er décembre et rencontrer le président du directoire de l'OM Pablo Longoria pour aller chercher des ressources qui ne sont pas sur le territoire de Limoges".
Soutien à Jean-Marc Dupraz
Concernant l'entraîneur Jean-Marc Dupraz, parfois critiqué dans les travées de Beaublanc, Lionel Peluhet se montre confiant : "moi, je regarde les résultats, ce qui est important c'est que l'on soit au niveau de nos objectifs."
Et sur les prochains rendez-vous à venir avec des déplacements difficiles à l'ASVEL, Saint-Quentin et Paris, Lionel Peluhet aimerait bien "un exploit à Villeurbanne".
Concernant la Leaders Cup qui réunira les huit premiers du championnat mi-février à Caen, Lionel Peluhet rappelle que "cette compétition n'est pas un objectif cette année".
Xavier Bonnafy, quant à lui, salue l'arrivée du nouveau meneur américain Souley Boum et confirme "qu'il devrait débuter contre la Rochelle, puisqu'il va effectuer les tests médicaux ce week-end. C'est un joueur qui joue beaucoup sur l'instinct et c'est un gros scoreur".