Polémique autour d’une statue limougeaude donnée à Saint-Junien

Publié le Mis à jour le

Une statue du sculpteur Henri Couteillas, artiste limougeaud, plus remisée depuis près de 10 ans, a été donnée par Limoges à la ville de Saint-Junien (87). Un choix contesté par l’association « Renaissance du vieux Limoges ».

 

Jean de La Fontaine aurait-il tiré une fable, à morale forcément, de cette histoire ? On ne le sait, mais le sujet s’y prête, assurément.



Il était une fois une statue, sculptée par le Limougeaud Henri Couteillas, en 1900. Une statue nommée « Le chêne et le roseau », inspirée de la fable éponyme, celle qui nous apprend dès l’enfance « je plie et ne romps pas ».



Une statue qui fut notamment visible, durant des années et des années, au jardin d’Orsay, puis à celui de l’Évêché.



Mais depuis dix ans, elle était remisée dans des ateliers municipaux, abîmée, dégradée.



De son côté, Saint-Junien cherchait à rendre hommage à son enfant, le peintre Jean Teillet, peintre, et ami de Couteillas.

Connaissant le sort de la statue, la ville propose de la recueillir, de la restaurer et de l’exposer.

Limoges donne son accord, et voilà la statue en attente de sa nouvelle jeunesse, en pays gantier.



Mais l’association « Renaissance du vieux Limoges » ne l’entend pas de cette oreille.

La statue est œuvre d’un limougeaud, à vécu à Limoges…

Elle doit donc y rester. Et de proposer le parc Thuillat comme nouvel écrin.

La municipalité, elle, argue du devoir de Limoges, de diffuser sa culture sur son territoire…



En attendant une éventuelle morale, la statue, elle, sera visible à Saint-Junien, à l’occasion des prochaines Journées du Patrimoine.

 



 

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité