Saint-Léonard a fêté son patron et détruit sa quintaine !

© Thomas Milon / France 3 Limousin
© Thomas Milon / France 3 Limousin

Comme chaque année au mois de novembre, à l’occasion de sa fête, Saint-Léonard-de-Noblat célèbre le fondateur de la cité. Et parmi les festivités perdure celle de la quintaine. Des cérémonies où, cette année, chacun avait une pensée pour Poupou !
 

Par Jean-Martial Jonquard

Messe, en compagnie des confréries, procession, où la quintaine est portée à travers la ville, arrêts obligatoires devant chaque statue du Saint, où est alors crié : « Vivo sen Lionar ! En dau po ! En dau lar », soit « Vive Saint Léonard ! Et du pain ! Et du lard ! » (le Saint est patron des prisonniers…).

Les festivités miaulétouses sont bien rodées, et évidentes pour les habitués.

Peut-être un peu moins pour les novices. Et notamment cette tradition de la quintaine.…

On dit qu’elle se perd dans des temps immémoriaux !
L’une de ses origines viendrait en fait du terme latin quintana via, la cinquième voie, qui, dans les camps romains, désignait l’espace entre les 5e et 6e manipules, destiné aux marchés et aux exercices militaires.
Par extension, le terme aurait fini par simplement désigner le poteau destiné à ces exercices ! Poteau qui, au fil des siècles, fut agrémenté de boucliers, d’écus, de fléaux d’armes ou de cibles, permettant aux chevaliers de s’exercer aux combats ou aux joutes.

La quintaine de Saint-Léonard-de-Noblat représenterait-elle une prison (le rapport avec le Saint donc) qu’il convient alors de détruire dans l’allégresse générale, à grands coups de « quillous », de bâtons.

Depuis deux ans, avant que les cavaliers ne s’en donnent à coup d’adresse et à cœur joie, les enfants, à pieds, peuvent eux aussi détruire leur quintaine.

Les débris, eux, sont forts prisés, puisqu’on leur prête des vertus de fécondité chez les femmes, de rentabilité (ce qui revient presque au même) chez les poules pondeuses et, par voie de conséquence, de richesse et de bonheur.

Il est à noter qu’évidemment cette année, outre « sen Lionar », un autre nom était sur toutes les lèvres : Poupou !
 
Saint-Léonard a fêté son patron et détruit sa quintaine !
Intervenants : 1/ Michel Defaye, premier Bel de la confrérie Saint-Léonard 2/ Patrick de Chalain, confrère de Saint-Léonard  - Équipe : C Chignac, T Millon, M Haranger

 

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