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Steva : au pied du mur

© Thomas Milon - France 3 Limousin
© Thomas Milon - France 3 Limousin

Ce mercredi 24 avril 2019 le tribunal de commerce de Lyon examinait le dossier de l'unique candidat à la reprise de l'usine STEVA à Bessines-sur-Gartempe. Les juges ont demandé la levée de toutes les conditions suspensives. Le 12 juin porchain les salariés seront fixés sur leur avenir.

Par CG avec GB

Le tribunal de commerce de Lyon lance un ultimatum à STEVA. Finis les multiples rebondissements et les audiences à répétition !
Lors de l’audience intermédiaire qui s’est tenue ce mercredi 24 avril, les juges ont demandé la levée de toutes les conditions suspensives pour examiner le dossier de l’unique repreneur. La prochaine audience a été fixée au 12 juin. A cette date, une décision sera prise.

Le 12 juin prochain, les salariés de STEVA Bessines devraient être fixés sur leur sort : reprise ou liquidation judiciaire.
D’ici là, toutes les conditions suspensives posées par l’unique repreneur potentiel, la société F2J, devront être levées.

La première, qui concerne le loyer, est en passe d’être réglée, puisque la Région Nouvelle-Aquitaine a proposé de racheter les murs via une SCI, solution acceptée par Altia actuel propriétaire des locaux. Une réunion plénière doit se tenir fin mai pour débloquer les fonds. Le prix de cession aurait été acté.

La seconde, qui concerne l’engagement des clients, s’annonce plus compliquée car le principal client de STEVA, STS, qui travaille pour VOLVO et représente 30% du chiffre d'affaire de Steva, menace depuis plusieurs semaines de retirer ses commandes. Depuis hier, les salariés de STEVA ont décidé de ne plus assurer les livraisons de ce client pour lui mettre la pression et qu’il donne une réponse claire sur son engagement.

Le 12 juin, le tribunal de commerce de Lyon devra donc être en mesure d’examiner un projet de reprise, clair et net, sans conditions suspensives. Reste à aborder le volet social et le nombre de salariés repris. Pour l’instant, le chiffre de 80 à 90 salariés est évoqué sur 107 salariés actuellement.

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