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Bordeaux : Patrice de Maistre confronté

L'ancien gestionnaire de fortune, le majordome et la comptable

Par C R

Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire sera aujour'hui confronté aux déclarations de 4 nouveaux témoins.

Avec l'AFP:

L'ex-comptable et l'ex-majordome de Liliane Bettencourt, Claire Thibout et Pascal

Bonnefoy, sont arrivés vers 8h40 vendredi au tribunal de Bordeaux en vue de confrontations

avec l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre,

ont constaté des journalistes de l'AFP.

            Les deux anciens employés sont arrivés furtivement, avec des lunettes noires,

par une entrée latérale, lui vêtu d'une saharienne et d'un pantalon sable et portant

un sac de sport bleu, elle en veste noire, avec un grand sac de cuir marron rigide.

            Tous deux, ainsi que deux autres anciennes employées du couple Bettencourt, dont

l'une semblait devoir être absente vendredi, sont convoqués par les juges en charge

du dossier Bettencourt après avoir déjà été entendus fin avril.

            Pascal Bonnefoy et Claire Thibout - déjà confrontée à de Maistre

en 2010 dans les locaux de la police - avaient été questionnés sur la circulation

de l'argent liquide chez les Bettencourt et d'éventuelles visites d'hommes politiques

venus chercher de possibles financements illicites de leurs activités politiques.

            Les juges cherchent à savoir ce qui est advenu de quatre millions d'euros en liquide

dont M. de Maistre a supervisé le retour en France en sept

versements entre 2007 et 2009, depuis un compte en Suisse de l'héritière de l'Oréal.

            Au vu de concomitances entre ces rapatriements, des rendez-vous entre M. de Maistre

et l'ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Eric Woerth, et de

déclarations de Mme Thibout sur une demande de 150.000 euros faite par M. de Maistre

début 2007, selon lesquelles cette somme était destinée à M. Woerth, les juges

aimeraient savoir si l'argent a servi à financer illégalement la campagne de M.

Sarkozy en 2007.

            A quelques jours de la fin d'immunité de M. Sarkozy, mi-juin, la brigade financière

aurait en outre commencé à entendre certains fournisseurs de cette campagne, sans

découverte à ce stade.

            Le 14 juin, M. de Maistre - dont les trois avocats étaient

présents au palais de justice vendredi et qui assure ignorer ce que les Bettencourt

faisaient de l'argent suisse - sera également confronté par vidéo-conférence à

un avocat suisse des Bettencourt, Me René Merkt.

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