Lacq : un anniversaire marqué d'incertitudes

Il y a 60 ans, les habitants de Lacq ont vu leur région rurale se transformer en un important bassin industriel.

Par JS

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60 ans et quel avenir pour le bassin de Lacq

Il y a 60 ans, du gaz était découvert à Lacq. son exploitation donnait naissance à un grand bassin industriel. Mais alors que l'exploitation s'achève, comment se prépare l'avenir de ce bassin indusriel en Béarn ?

Le 19 décembre 1951, alors que des opérations de forage de pétrole sont effectuées depuis dix ans sur le site de Lacq en Béarn, une violente éruption de gaz se déclenche à 3555 mètres de profondeur. L’odeur se propage à 20 km à l’ouest de Pau. La mise en production commencera en 1957.

D’autres gisement seront découverts par la suite et toutes les productions seront acheminées vers l’usine de Lacq qui atteint une capacité de 33 millions de m3 par jour à la fin des années 60. C’est à ce rythme que la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine, puis Elf, puis Total, maintiendront la production jusqu’en 1982 avant de la réduire progressivement jusqu’à 3 millions de m3/j aujourd’hui.

Quel avenir aujourd’hui ?

Total Exploration Production France (TEPF) fait encore des bénéfices mais au 31 décembre 2013, l’industriel arrêtera la production. 415 personnes devront ainsi être reclassées.

Quelques projets viennent éclairer les perspectives de reconversion du site comme Cluster Chimie 2030, un nouvel outil qui exploitera à des fins industrielles ce qui reste de gaz à Lacq pendant trente ans. Ce projet est porté par Total, Cofely et les collectivités territoriales.

Surtout, le groupe japonais Toray, actionnaire majoritaire de la Soficar, (350 salariés dans cette zone à Abidos) aurait l’intention d'investir dans une nouvelle usine en Béarn.

Toray aurait pour projet d'y implanter un site de fabrication de polyacrylonitrile (PAN), matière première utilisée par l'usine Soficar d'Abidos, pour fabriquer sa fibre de carbone, dans le secteur de l'aéronautique. Actuellement le PAN arrive du Japon.

Au total, 8000 personnes travaillent en Béarn dans ce secteur d'activité de la pétrochimie.

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