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Les mutuelles vont-elles augmenter ?

Les mutuelles risquent encore augmenter leurs tarifs pour rembourser les dépenses de santé.

Par HJ

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AQUITAINE, Le Président de la Mutualité répond

Invité du journal Alain Dumas, le Président de la Mutualité Française Aquitaine. Il représente 260 mutuelles dans la région, qui assurent 70% des aquitains. Les mutuelles vont être taxées, deux fois plus qu'avant, ça fait partie du plan de rigueur du gouvernement.

Le projet d'alourdir encore la taxation des complémentaires santé dans le plan anti-déficit du gouvernement a soulevé une levée de boucliers au sein du monde mutualiste et associatif.

Après que leur fédération, la Mutualité française, représentant près de 600 mutuelles santé (18 millions d'adhérents, près de 38 millions de personnes protégées) se fut exprimée dès mercredi soir, condamnant "une mesure injuste, incohérente et inefficace", les réactions négatives se sont multipliées jeudi chez les mutuelles.

Le groupe Istya, qui protège 6 millions de personnes et qui comprend notamment la puissante Mutuelle générale de l'Education Nationale (MGEN) estime que "année après année le gouvernement démantèle la solidarité nationale, rend plus difficile l'accès aux soins des Français et favorise la médecine à deux vitesses".

La fédération des petites et moyennes mutuelles (ADPM Fédération), qui regroupe une centaine de mutuelles et dit représenter quelque 2 millions d'adhérents appelle à s'opposer à l'aggravation de la taxation. Elle rappelle que la taxation sur les mutuelles s'élève désormais à 13%, si l'on additionne les 7% frappant désormais les contrats de santé "solidaires et responsables" (soit le doublement de la taxation), et la taxe de 5,9% qui sert à financer la Couverture médicale universelle (CMU), désormais à la seule charge des complémentaires santé.

L'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam) qui regroupe toutes les complémentaires santé c'est-à-dire les mutuelles, les institutions de prévoyance (contrats collectifs) et les assureurs privés, considère que "cette mesure prise sans concertation ni même information préalable va renchérir considérablement le coût de la santé".

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