LGV : les élus des Pyrénées-Atlantiques menacent

Le gouvernement s'interroge sur l'intérêt des futures lignes. Colère du Conseil général des PA.

Par Hélène Chauwin

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Coup de frein à la LGV : réactions au Pays-Basque

Le gouvernement envisagerait une étude sur la pertinence des futures nouvelles lignes à grandes vitesse. Au Pays-Basque, les pro comme les anti sont incrédules.

Devant les difficultés financières de l'Etat, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet aurait l'intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse. Les réactions des élus n'ont pas tardé.

Le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a menacé vendredi de " suspendre les paiements pour le financement départemental pour la LGV Tours-Bordeaux ",

" Si le projet de LGV Tours-Bordeaux est bien confirmé, la réalisation effective de la liaison Bordeaux-Espagne semble, elle, directement menacée par cette annonce ministérielle", a écrit le président PS du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, Georges Labazée, dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.
 

Il rappelle que son département contribue au financement du tronçon Tours-Bordeaux " pour un montant de 79 M EUR " et qu'il " attend des confirmations claires de l'Etat ".

Jeudi, l'ensemble des présidents des chambres de commerce et d'industrie (CCI) d'Aquitaine ont dénoncé dans un communiqué " le tricotage politique suite aux atermoiements de la ministre de l'Ecologie et des Transports ", soulignant " un projet vital pour notre région ".

" L'axe Bordeaux/Espagne est une priorité absolue pour notre désenclavement. Remettre en question l'ensemble de la ligne LGV est irresponsable ", a jugé la CCI d'Aquitaine.

Même réaction côté Midi -Pyrénées

Martin Malvy, président socialiste de la région a prévenu hier devant l'assemblée régionale :  " Si on n'a pas la garantie que le tracé se poursuit, s'il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps, je vous proposerais d'arrêter immédiatement le versement de nos paiements", a-t-il dit.  

La région Midi-Pyrénées s'est engagée à hauteur de 102 millions d'euros dans la construction de Tours-Bordeaux, chiffrée à 6,7 milliards (en euros constants).

La LGV Sud-Atlantique devait se prolonger en 3 tronçons après Bordeaux : l'un vers Limoges, un autre vers Toulouse et un dernier vers l'Espagne via le Pays-Basque
 

>> consulter le site de  RRF pour les informations sur la ligne LGV

>> le site du ministère de l'écologie du  développement durable et des transports  pour le détail sur les 3 tronçons

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