Limoges n'a plus de garnison

© France3 Limousin
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Ce 1er juillet marque la fin de l'armée dans la capitale régionale

Par Marie-France MANY

La dernière cérémonie de descente des couleurs s'est déroulée hier à midi à la caserne Marceau. Puis les derniers militaires sont partis, les téléphones ont été mis aux abonnés absents. Le 15ème Bataillon du Train n'existe plus.

L'annonce avait été faite le 24 juillet 2008 par François Fillon. le premier ministre a détaillé la carte des restructurations militaires, avec les suppressions de bases et de casernes. Limoges était durement touchée: dissolution du 15ème Bataillon du Train,de l'Etat Major de Force 4, transfert à Clermont Ferrand de la 3ème Brigade Mécanisée. Exit aussi le service des Archives Médicales et Hospitalières des Armées, un service unique en France.

La restructuration entraîne la disparition de plus de 800 emplois , et le départ de près de 2500 personnes, civils, militaires et leurs familles.

Le 30 mars 2011 le Bataillon du Train célèbre, pour la dernière fois à Limoges, son anniversaire. Le 204 ème. Le TRAIN, ou Transport, Ravitaillemnt de l'Armée Impériale a été créé par Napoléon en 1807. Unité logistique, le bataillon a rempli des missions un peu partout dans le monde.

Le 19 mai 2011, dernière parade. Une prise d'armes présidée par le chef d'Etat major de l'armée de terre, place du Champ de Juillet a marqué la fin de l'histoire militaire de Limoges. Les adieux à la ville et à ses habitants.

Désormais la Défense sera représentée à Limoges par le Délégué militaire départemental, basé dans l'une des annexes de l'Hôtel de commandement. Restent  également le centre du Service National  et le Centre d'Information et de recrutement.

Ainsi qu'un "organe liquidateur", une trentaine de personnes installées caserne Beaublanc, chargées d'ici au mois d'octobre de récupérer et transférer le matériel encore présent dans les batiments.

Les batiments et les sites sont rétrocédés à la Ville de Limoges. Elle envisage de développer des zones d'activités et transformer, par exemple, les casernes Marceau et Beaublanc en zones de développement urbain. L'investissement nécéssaire est estimé à 31 millions d'euros, avec l'espoir de créer, à terme, 1500 emplois. L'Etat et la Ville ont signé un contrat,le premier s'engageant à aider la seconde dans la reconversion des sites militaires.

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