Pau : il y a un an disparaissait Alexandre Junca

© AFP PHOTO / LUKE LAISSAC
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Il y a un an, le 4 juin vers 22h50, disparaissait Alexandre 13 ans. Depuis, son corps démembré a été retrouvé.

Par avec AFP

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1 an après, la mort d'Alexandre Junca

A Pau, retour sur cette enquête très laborieuse

Mais les enquêteurs ont peu avancé sur ce crime qui a ébranlé la ville. Aujourd'hui le mystère demeure.

Dans les jours ayant suivi la disparition, dans Pau mobilisée, les avis de recherche
s'étaient multipliés. Jusqu'à la terrible découverte d'un fémur, le 26 juin, puis d'autres restes, les 19 et le 20 octobre 2011.

C'était presque la totalité du corps démembré de l'adolescent, victime d'un macabre
crime qui mobilise aujourd'hui encore, sous la direction de la police judiciaire de Pau, la PJ de Bayonne, la Direction interrégionale de la Police judiciaire de Bordeaux, et des policiers de l'Office central pour la répression des violences aux personnes.
Mais, en dépit des quelque 2.000 procès verbaux rédigés et des centaines de personnes
interrogées, les enquêteurs restent bredouilles.
"Un jour on tombera sur le bon, j'y crois, ce n'est pas possible que notre travail n'aboutisse à rien", assure une source proche de l'enquête, selon laquelle les policiers "sont à fond dessus".
La dernière trace de vie du jeune adolescent est attestée par une caméra de surveillance
le 4 juin à 22 h 51. Le domicile de son père, à qui il avait annoncé qu'il arriverait à 23h00, est à quelques pas.
 "A-t-il suivi quelqu'un de son plein gré ? Quelqu'un qu'il connaissait ? A-t-il
été contraint ? Il avait presque 14 ans, on ne se laisse pas faire à cet âge
", s'interroge une source proche du dossier.
Toutefois, assure-t-on de même source, la police a des "pistes". "Des éléments constants de l'enquête nous ramènent à Pau. Une disparition le 4 juin, une découverte du fémur le 26 juin puis le reste du corps démembré, le 19 octobre, toujours dans cette ville".
 "Cela ne veut pas dire que la personne ou les personnes qui ont fait cela sont toujours sur Pau, mais en tout cas elle(s) connaissent bien la ville".
 "Nous sommes face à un fantôme"  De très nombreuses pistes ont été explorées : camarades d'Alexandre, déséquilibrés, personnes connues pour des délits sexuels. Sans succès. "Mais on découvre encore des éléments", ajoute la source proche de l'enquête.
Plus qu'à un "serial killer" les policiers pensent avoir à faire à une personne qui aurait agi dans l'instant, en rencontrant Alexandre ce soir-là.
 

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