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Plus de 800 000 euros de fraude à Bordeaux

Deux couples sont soupçonnés de fraude auprès du conseil général et du pôle emploi pour près d'un million

Par Hélène Chauwin / JS / avec l'AFP

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Bordeaux : énorme escroquerie à Pôle emploi

Un couple de retraités est mis en examen pour avoir détourné Des centaines de milliers d'euros en quelques années. Ces deux fraudeurs présumés ont multiplié les dossiers d'indemnisation chomage en gironde et dans des départements.

Une employée du conseil général de la Gironde et son compagnon sont soupçonnés d'avoir détourné plus de 460.000 euros au dépent de cette collectivité. La fonctionnaire territoriale concoctait de faux dossiers d'aide aux plus démunis mais libellait les chèques au profit de son compagnon, demandeur d'emploi depuis plusieurs années.

Alerté par le Tracfin, agence anti blanchiment du ministère des finances, le conseil général de la Gironde a porté plainte en juin 2011 pour cette escroquerie qui aurait démarré en 2002 et serait passée inaperçue pendant près de 10 ans. Interpellé la semaine dernière, le couple a reconnu les faits. Ils ont été déférés au parquet et placés sous contrôle judiciaire, mis en examen pour détournement de biens d'un dépôt public par le dépositaire d'un de ces dépôts ou subordonné, délit passible de 10 ans de prison.

Par ailleurs un couple d'un certain âge est  soupçonné d'avoir escroqué le Pôle emploi pour 368 000 euros d'après un communiqué du procureur de la République.

Mis en examen cette semaine à Bordeaux, il présentait de faux dossiers d'allocations chômage.


L'homme a 58 ans, la femme 64 ans.  Pendant 3 ans, ils ont berné le pôle Emploi Aquitaine pour une valeur estimée à 368 000 euros. Le couple s'est présenté, à de multiples reprises, dans différentes agences de Pôle emploi. En Gironde mais aussi dans d'autres départements alentour. Chaque fois, le dossier était bien ficelé. Il comprenait de fausses factures pour justifier de leur domicile, et de faux documents d'identité.

Le couple a été mis en examen pour obtention frauduleuse d'une allocation d'aide aux travailleurs privés d'emploi, escroqueries et tentatives d'escroquerie, tentatives de fraude ou fausses déclarations en vue de l'obtention de prestations chômage.

Selon le communiqué, les faits les plus anciens remontent à avril 2004 mais plusieurs identités ayant été détournées, il aura fallu plusieurs années pour découvrir la fraude. L'enquête du service économique et financier de la PJ de Bordeaux a été ouverte en février 2010 et finalement les deux mis en cause ont été interpellés le 10 octobre 2011 et mis en examen. La femme a été laissée libre tandis que son compagnon a été placé sous contrôle judiciaire.

Le couple aurait assuré avoir eu des complices et n'être pas le donneur d'ordre de cette escroquerie, dont il aurait prétendu n'avoir touché qu'un cinquième des bénéfices.

Lutter contre la fraude sociale

Pour accroitre la lutte contre la fraude sociale, un groupe de député de l'UMP dont le girondin, Jean-Paul Garraud , se sont réunis mercredi soir à l'Assemblée Nationale pour promouvoir leurs amendements anti fraude notamment concernant le travail au noir. Cela représente un enjeu économique important pour l'Etat. Le montant des fraudes sociales s'élèvent à 20 millions d'euros par an. 

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