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Yves Bureau condamné à la perpétuité

"Un monstre froid qui n'a jamais exprimé de regrets". Les jurés ont lourdement condamné ce meurtrier de l'horreur.

Par AA / JS

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Meurtre d'Edith Muhr (24) : ouverture du procès

Yves Bureau s'est installé sur le banc des accusés des Assises de la Dordogne à 9h ce lundi matin. Le procès doit durer une semaine. Il est accusé d'homicide volontaire et d'actes de barbarie sur la personne d'Edith Muhr, en Dordogne. Les faits remontent à septembre 2009.


Yves Bureau est accusé d'avoir sauvagement tué Edith Muhr, une retraitée allemande, en Dordogne en septembre 2009. Malgré ses dénigrements, toutes les preuves l'accablent. Le procès a dévoilé l'extrême horreur du meurtre. Dans ce contexte, l'avocat général a requis la perpétuité, les jurés, après deux heures de délibéré, ont suivi sa réquisition.




Un barbare sans pitié

Réclusion criminelle à perpétuité et période de sûreté de 20 ans, c'est le verdict des jurés qui ont suivi la réquisition de l'avocat général Jean-Luc Gadaud.

L'accusé n'aura jamais réellement expliqué ce qu'il s'est passé quand il a croisé la route de sa victime, ni le pourquoi d'une telle horreur.

Pour son avocat, sa place est dans un asile psychiatrique où il devrait être lourdement suivi, et non en prison.

Lors de son réquisitoire, l'avocat général s'est demandé "pourquoi un agriculteur calme et travailleur s'est transformé en un barbare sans pitié". "Il lui devait au moins la vérité mais il ne la lui a pas donnée", a regretté le procureur, tout en qualifiant les différentes versions livrées tout au long du procès par l'accusé de "pathétique fable".

Pour Jean-Luc Gadaud, la victime, Edith Muhr, était pour Yves Bureau "tout ce qu'il n'était pas, une étrangère au sens premier du terme".

La parole a été donnée à la défense, avant le verdict attendu dans la soirée.

Il craque au 4ème jour du procès

Très détaché, voir même irrespectueux de la victime et de ses proches depuis lundi, il a craqué ce jeudi. Yves Bureau a fondu en larmes notamment quand un témoin a raconté avoir vu Edith Muhr le jour du drame. Rappelant qu'elle portait des habits de couleurs gaies. L'accusé a été comme rattrappé par une réalité qu'il semble avoir enfoui au plus profond de lui-même. 

Poursuivi pour actes de torture

Le procès se déroule devant la Cour d'Assises de la Dordogne depuis le début de la semaine. Yves Bureau est accusé d'homicide volontaire et d'actes de torture et de barbarie sur la personne d'Edith Muhr. Le corps de cette ressortissante allemande avait été retrouvé dans un champ, découpé en morceaux.

Les faits remontent au 12 septembre 2009. Sur les indications du meurtrier présumé en garde à vue, les gendarmes fouillent un champ de maïs, tout près du lieu de disparition d'Edith Muhr. Ils y découvrent des sacs de céréales dans lesquels sont tassés des morceaux de corps, préalablement saignés et découpés.

Disparue sur une route de campagne

Edith Muhr était installée depuis plusieurs années avec son mari en Dordogne. Le jour de sa disparition, elle devait le retrouver pour déjeuner dans un village voisin. Adepte de la marche, elle avait préféré y aller à pied. C'est en marchant sur une route de campagne, à hauteur de Verdon, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Bergerac, qu'elle a disparu pour toujours.

Un meurtre horrible

Sa route a croisé celle d'Yves Bureau, ancien maire adjoint du village du Verdon. Que s'est-il passé exactement ? L'accusé devra l'expliquer durant le procès.
Selon les rapports d'expertises, il s'est violemment acharné sur le corps de sa victime. Elle a été démembrée, puis les morceaux ont été éparpillés dans un champ de maïs, camouflés dans des sacs à engrais. L'accusé aurait reconnu avoir dépecé le corps dans la grange de sa mère.
Les analyses confirment que les traces de sang découvertes sur les vêtements d'Yves Bureau, dans son véhicule, ainsi que dans la grange concordent avec le profil génétique d'Edith Muhr.
Les résultats de l'expertise médico-légale permettent également de supposer que la victime était vivante lorsque les mutilations ont débuté.

Pourquoi ? Que s'est-il passé dans l'esprit de ce retraité de 58 ans, marié et père de deux enfants, réputé plutôt tranquille ?

Les proches, la famille, toujours extrêmement affectés par le drame, attendent des réponses.

Le procès qui a duré toute la semaine s'achève ce vendredi. Le verdict est attendu dans la soirée. Yves Bureau est passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

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