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Les actionnaires approuvent le plan de restructuration du groupe papetier de Gascogne

Les actionnaires du groupe Gascogne étaient réunis ce vendredi à Mont-de-Marsan en assemblée générale mixte. Ils ont approuvé l'ensemble des résolutions permettant la restructuration du principal acteur de la filière bois en France en difficulté depuis de nombreuses années.
Papeteries de Gascogne à Mimizan
Papeteries de Gascogne à Mimizan © googlemap
Ce vote autorise la mise en place de l'ensemble des dispositions prévues dans le cadre du protocole signé le 9 avril avec les créanciers bancaires, fiscaux et sociaux du groupe, EEM (actionnaire de référence de Gascogne) et un consortium d'investisseurs structuré autour des sociétés landaises Biolandes Technologies et Les Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT).

"Cette restructuration financière, marquée par un apport de fonds propres et un allègement de la dette financière, permettra au groupe Gascogne de poursuivre activement ses activités et de mener un programme indispensable d'investissements de modernisation de l'outil industriel et d'optimisation de la productivité", souligne le groupe dans le communiqué.

Ce plan prévoit une augmentation de capital de 43 millions d'euros. Cyrille Fournet, délégué CGT est rassuré. 

"C'est une bonne nouvelle dans la mesure où si elles avaient été rejetées, c'était le dépôt de bilan assuré"


Il évoque une "étape nécessaire pour la reconstruction du groupe".

L'intersyndicale CFDT, FO, CGC et CGT redoute toutefois environ "200 suppressions (...) dans chaque branche", même si "aucun calendrier n'a été évoqué", a-t-il poursuivi.
Désormais, "l'urgence pour nous, c'est le projet de fermeture ou de cession des
sites de Marmande (Lot-et-Garonne), du Bugue et de Belvès (Dordogne)"
, a insisté M. Fournet.

En difficulté depuis plusieurs années, Gascogne était endetté à hauteur de 105 millions d'euros fin décembre 2013. Début mai, le groupe avait annoncé un chiffre d'affaires s'établissant au premier trimestre à 107,5 millions d'euros (-2,2% par rapport à 2013). La perte nette d'exploitation s'établissait à 3,5 millions d'euros à fin mars.

Mi-janvier, Gascogne avait annoncé la suspension de sa cotation en même temps que la signature de l'accord de principe en vue de la restructuration de sa dette et de sa recapitalisation. Lors de la reprise de sa cotation, le 19 mai, l'action de la société s'était effondrée à 4,97 euros, soit -37,48%. Vendredi, l'action était cotée à 4,08 euros.
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