• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Double homicide volontaire : place aux expertises psychiatriques, Guillaume Dautremont “responsable” de ses actes ?

© Clément Alet
© Clément Alet

Guillaume Dautremont est accusé de double homicide volontaire sur sa compagne et leur bébé. Les expertises psychiatriques et psychologiques ont été présentées aujourd'hui pour savoir si son discernement était aboli au moment des faits et alors qu'il était sous l'emprise d'amphétamines.

Par C.O


Le procès s'est ouvert mercredi dernier et aujourd'hui, à la quatrième journée de débats, étaient entendus les psychiatres et psychologues ainsi que les proches de Guillaume Dautremont.

Les faits remontent au 27 mars 2016. L'accusé, Guillaume Dautremont, compagnon et père des deux victimes, sera-t-il trois ans plus tard reconnu responsable de ses actes ? C'est tout l'enjeu des débats du jour. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Le procès doit s'achever mercredi.

Ce n'est pas la première fois que l'homme aujourd'hui âgé de 42 ans comparait devant une cour d'assises. Il avait déjà été condamné à 3 ans de prison ferme en 2002 pour tentative de vol en lien avec une affaire de meurtre.

Pour lire le rappel des faits cliquez ici
 

"Altération et non abolition du discernement"

Selon le docteur Fabien Aubat, entendu cet après-midi, Guillaume Dautremont souffrait de "troubles psychotiques avérés suite à la consommation de toxiques illicites". L'accusé avait en effet avoué lors de sa garde à vue être l'auteur de ces meurtres et révélé qu'il était sous l'emprise d'amphétamines, ce que des expertises toxicologiques avaient confirmé. Fabien Aubat, qui a vu l'accusé le 30 septembre 2016 dans le cadre de son expertise, parle d'altération du discernement plutôt que d'abolition.

Le psychiatre a évoqué cet après-midi des "bouffées délirantes au moment du passage à l'acte" (...), "situation dans laquelle l'accusé s'est délibérément mis en consommant de la drogue". Telle est son expertise sur son état mental au moment des faits. Qu'en est-il aujourd'hui ? Le docteur diagnostique "un épisode psychotique prolongé", "qui s'inscrit dans la durée vers la schizophrénie". Il préconise donc un suivi socio-judiciaire avec obligation de soins.

Le deuxième expert, le docteur Paul Bonnan, va lui aussi vers une altération du discernement et non une abolition. Ce qui veut dire qu'il n'est pas totalement responsable. Il confirme un épisode psychotique dû à la consommation de drogues. En revanche pour lui (son expertise a été réalisée de manière collègiale le 8 décembre 2017), il n'y a pas d'évolution vers une pathologie durable type schizophrénie. 

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Cognac : le Poitou-Charentes veut vendre son tourisme authentique aux Chinois

Les + Lus