Grippe aviaire : signature d'un pacte pour réformer les pratiques

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Écrit par C.O
© Stéphane de Sakutin / AFP

Un pacte a été signé à Paris aujourd'hui par 32 acteurs du secteur. Il s'agit de mettre en place de nouvelles méthodes de production et de transport. Loin de la capitale, comment réagissent les éleveurs à ces différentes mesures ? Visiblement plutôt bien.

L'objectif est de limiter la propagation du virus lorsqu'il menace ou qu'il est déjà détecté. Aujourd'hui différents acteurs de la filière se sont engagés en ce sens. On y retrouve aussi bien des éleveurs accouveurs transporteurs et mêmes banques aux coopératives. L'ensemble des syndicats agricoles a également signé ce texte.

Quels changements ?

C'est l'ensemble de la chaîne qui va devoir changer sa manière de faire, c'est à dire de produire mais aussi de transporter. Le pacte prévoit des contrôles sanitaires à diverses étapes de l'élevage. Lors des migrations, c'est à dire lors des passages d'oiseaux sauvages, des confinements intérieurs devront être mis en place. Autant de changements qui vont nécessiter des investissements. Une base de donnée des éleveurs devrait aussi voir le jour pour que ceux-ci soient recensés de manière très précise.

Quelle réaction des éleveurs ?

Loin de Paris, ce pacte fait-il l'unanimité ? Visiblement oui. Le pacte semble faire consensus. Seule interrogation : le confinement des bêtes lors de la migration c'est à dire entre novembre et janvier. Certains éleveurs traditionnels y seraient opposés. mais la question n'a as encore été réellement tranchée. Elle devrait être débattue la semaine prochaine lors d'un conseil d'administration du CIFOG.
Les investissements pourront ils être réalisés par des éleveurs déjà exsangues après les deux épidémies d'influenza aviaire qui les ont touchés ? La question reste posée d'autant que ceux soulignent unanimement un fait. Les indemnisations ne sont toujours pas au rendez-vous.

Vide sanitaire dès demain

Demain, vendredi 14 avril, plus d'un millier de communes du Sud Ouest vont observer un vide sanitaire de 6 semaines pour faire "table rase" de l'épidémie et tenter de repartir sur de bonnes bases. Reste à savoir si cette fois-ci le vide sanitaire sera efficace. Cette année l'épidémie a entraîné des pertes de 250 millions d'euros pour la filière et l'abattage de plus de 4 millions de volailles.

Voyez le reportage de Ludicine Tachon et Jean-Yves Pautrat :
durée de la vidéo: 01 min 35
Grippe aviaire : signature d'un pacte pour réformer les pratiques

 

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