Lot-et-Garonne : 180 emplois en sursis chez le menuisier Garrigues

Entreprise Garrigues Agen / © F3 Nouvelle Aquitaine
Entreprise Garrigues Agen / © F3 Nouvelle Aquitaine

Deux offres de reprise ont été déposées pour Garrigues au tribunal de Commerce d'Agen.
Une trentaine de postes seraient sauvés sur les 180 salariés du menuisier industriel en redressement judiciaire.
Les salariés dénoncent une omerta dans l'usine dont le sort sera scellé le 14 octobre.
 

Par V.D.

Le tribunal de commerce d'Agen rendra sa décision lundi 14 octobre sur l'avenir du menuisier industriel Garrigues.

Le groupe familial est au bord du gouffre : 180 emplois sont menacés depuis le placement en redressement judiciaire en juin dernier.

Deux offres de reprise ont été déposées ce matin lors de l'audience du tribunal de commerce.
Seulement une trentaine d'emplois seraient sauvés.

Une partie des salariés inquiets de leur sort se sont réunis ce jeudi 10 octobre devant le tribunal de commerce durant l'audience.

 
Les salariés de Garrigues devant le tribunal de commerce d'Agen lors de l'audience du 10 octobre / © F3 Nouvelle Aquitaine
Les salariés de Garrigues devant le tribunal de commerce d'Agen lors de l'audience du 10 octobre / © F3 Nouvelle Aquitaine

"C'est un peu l'omerta dans l'entreprise !"


Les salariés présents devant le tribunal de commerce d'Agen s'interrogent sur leur avenir.
Ils dénoncent le silence de leur direction qui, selon eux, n'a jamais révélé l'ampleur du déficit de trésorerie.

Pour Sébastien Capello, délégué du personnel membre du CE :

"C'est un peu l'omerta, on  ne nous a jamais rien dit, toujours laissé dans le flou. On a eu des réunions du CE tous les mois, mais on ne nous a jamais rien dit !"


Le groupe Garrigues avait été placé dans un premier temps en procédure de sauvegarde avant sa mise en redressement judiciaire fin juin.
 

"On est à plus de 30 millions d'euros de perte !"

Depuis plus de 40 ans, cette entreprise agenaise fabrique et installe tout une gamme de menuiseries et fermetures extérieures pour les maisons individuelles dans le neuf et la rénovation.
 
Après plusieurs décénies florissantes, le groupe enregistre aujourd'hui un déficit bien plus important que son chiffre d'affaire.

Pour Maître Patrick Lamarque, avocat du personnel, la dégradation de la situation sur la seule année 2018 pose question :

"On est à plus de trente millions d'euros de perte. La situation s'est opérée en très peu de temps, sur l'année 2018 !"


L'avocat des salariés et le parquet vont demander la nomination d'un expert pour analyser les comptes du groupe.
Les salariés redoutent la liquidation qui pourait être prononcée lundi 14 octobre par le tribunal de commerce d'Agen.
 

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