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A Couthures-sur-Garonne, les journalistes débattent avec leurs publics

Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne, vaste forum à ciel ouvert / © Hélène Chauwin
Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne, vaste forum à ciel ouvert / © Hélène Chauwin

Du 13 au 15 juillet, Couthures-sur-Garonne, petit village du Lot-et-Garonne devient medium. Il met en relation les journalistes et leurs publics. Un festival entre-soi ? Pas vraiment. Le festival international du journalisme attend 1200 à 1400 festivaliers par jour.

 

Par Hélène Chauwin

Les journalistes sont-ils vraiment indépendants  du monde politique? Le premier débat à 10h ce vendredi matin donne le ton. 
 
Un cadre bucolique à Couthures-sur-Garonne pour le festival international de journalisme. / © Hélène Chauwin
Un cadre bucolique à Couthures-sur-Garonne pour le festival international de journalisme. / © Hélène Chauwin
Assis sur des ballots de paille, le public écoute, pose des questions. Sur la tribune, quelques journalistes connus. Jean-Michel Apathie de France Info, Xenia Fedorova de Russia Today ou encore Gérard Davet du Monde.
En toute transparence, ils acceptent le débat, la contradiction, la critique.
Gille Van Koteest journaliste au groupe le Monde, l'organisateur du festival : 

"Une fois dans l'année, il faut faire une pause pour que les utilisateurs de l'information et les médias puissent échanger. Il faut recréer du lien avec ceux qui nous lisent, nous écoutent, nous regardent. Le reste de l'année on est loin dans nos rédactions"
 


Pour lui, ce festival manquait :

"Dans un contexte de remise en cause des informations, de mélange des genres, un festival sur le journalisme est salutaire". 

L'une des 4 scènes du festival de journalisme installée dans le village de Couthures-sur-Garonne. / © Hélène Chauwin
L'une des 4 scènes du festival de journalisme installée dans le village de Couthures-sur-Garonne. / © Hélène Chauwin


4 scènes ont été installées dans le village. Les débats s'enchaînent autour de 8 thématiques : 
  • intelligence artificielle : vivre avec les robots
  • les chemins de l'exil
  • Après Metoo, où sont les hommes ? 
  • Vin du futur, futur du vin
  • Journalisme et politique , fatale attraction 
  • éducation à l'information tout est à (re)faire
  • journalistes, des historiens de l'immédiat ? 
Les thèmes marquants de l'année. Et pour en parler une centaine d'intervenants. Ils travaillent pour la télé, la radio ou la presse écrite. David Pujadas de LCI, Elisabeth Levy de Causeur, Clément Hugo de Konbini. Des hommes politiques sont attendus aussi  : Julien Dray conseilleur régional, Alexis Corbière, député. Des associations et des experts ont également été invités.  

Vanessa, 34 ans et Olivier 50 ans se baladent à bicyclette dans le village pour mieux en profiter. Vanessa estime que ce festival est "une ouverture sur le monde. L'occasion de discuter en direct avec les journalistes "
Olivier approuve : 

D'habitude, on subit les journalistes, ce qu'ils écrivent, ceux qu'ils disent. On n'a pas l'occasion d'en discuter avec eux. C'est frustrant. Je sais que c'est un métier extraordinaire et complexe.


Un métier pourtant critiqué, remis en question ? 

Jean-Michel Apathie, journaliste à France Info pense que "cette crise est perpétuelle. " : 

Autrefois les journalistes étaient critiqués parce qu'ils étaient très engagés. Aujourd'hui, ils le sont parce qu'ils sont associés à l'échec des pouvoirs publics. Mais paradoxalement, ils continuent à regarder les JT de 20h, à écouter les Matinales sur les grandes radios à suivre les émissions politiques. La crise du journalisme est relative.

Inè, justement, est étudiante en journalisme.  Elle sort tout juste du débat sur la connivence entre journalistes et politiques : 

Par rapport aux thématiques abordées, c'est l'occasion de refaire le point sur les grands moments de cette année, avec de grands intervenants. 

Victor, lui aussi étudiant en journalisme, y voit aussi l'opportunité d'"aller plus loin dans le débat, de nous ouvrir de nouveaux horizons".

A Couthures-sur-Garonne, ils seront à bonne école pendant trois jours. 
 




 
 

 

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