• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Couthures-sur-Garonne à la Une des médias

Couthures-sur-Garonne, petit village en bord de Garonne. / © Hélène Chauwin
Couthures-sur-Garonne, petit village en bord de Garonne. / © Hélène Chauwin

C'est un petit village du Lot-et-Garonne qui ne fait jamais parler de lui, sauf pendant le festival international de journalisme. Du 13 au 15 juillet, il va attirer tous les médias et des grands noms de la profession. Une notoriété éphémère mais appréciable pour Couthures-sur-Garonne. 

Par Hélène Chauwin

Lové dans un méandre de la Garonne, perdue dans la campagne lot-et-garonnaise à 10 kilomètres de Marmande, Couthures-sur-Garonne est un village qui reste calme même en été. Sa petite plage n'attire pas au delà de la commune. Et ses 390 habitants voient peu de touristes. 
Le bar épicerie de Couthures-sur-Garonne fait le plein du 13 au 15 juillet 2018. / © Hélène Chauwin
Le bar épicerie de Couthures-sur-Garonne fait le plein du 13 au 15 juillet 2018. / © Hélène Chauwin

Mais ce week-end, 1400 festivaliers vont arpenter les rues du village quotidiennement. Sur la place, Le Ptittroquet ne désemplit pas. Le seul bar du village fait aussi épicerie et restauration rapide. Paella, pizza, poulet, sandwiches.... Sur place ou à emporter. Les propriétaires vivent leur plus gros moment de l'année. Ils ont fait appel à 8 salariés en renfort. L'été, ils servent une 20aine de couverts en fin de semaine. Mais depuis mardi, le nombre de clients est croissant. Il a culminé à une centaine ce midi. Chrystelle Baronnet croise les doigts : 

C'est sur que pour nous, ça change du calme habituel. C'est le jour et la nuit. Ca va faire du bien à nos finances. On l'espère ! 

Une librairie éphémère à Couthures-sur-Garonne, le temps du festival international de journalisme. / © Hélène Chauwin
Une librairie éphémère à Couthures-sur-Garonne, le temps du festival international de journalisme. / © Hélène Chauwin

Anne Cuilhe et Xavier Delheit, eux sont libraires indépendants à Marmande. Ils ont aménagé le garage d'un coutherain et installé leur stock. 
Les organisateurs du festival leur avaient communiqué à l'avance la liste des intervenants et les thèmes abordés. 

Il y a énormément de fréquentation, des intervenants de grande qualité. On espère faire un chiffre d'affaire entre 10 et 15 000 euros sur les trois jours, l'équivalent de trois semaines dans notre librairie de Marmande. 


Comme souvent, c'est une belle rencontre qui a donné naissance au festival de journalisme à Couthures-sur-Garonne. L'ancien directeur de France Inter,  Philippe Chaffanjon, avait acheté une maison secondaire dans le village. Il y avait d'ailleurs lancé un premier festival "Les grands fleuves du monde". Après sa mort en 2013, l'une des ses amies Laurence Corona a lancé l'idée de créer un festival de journalisme pour lui rendre hommage. Jean-Michel Moreau se souvient : 

On a tout de suite accepté même si on ne savait pas à quoi on s'engageait. 


Et ce maire de 66 ans, élu depuis dix ans n'a pas ménagé son énergie. C'est grâce à lui et aux bénévoles que le festival vit sa troisième édition. 
Ils sont 120 environ dont 70 de la commune et des alentours. Chacun aide selon ses compétences: au parking, au déchets, à l'entretien des toilettes et même à la surveillance de la petite plage en bordure de Garonne. 

Si on ne montre pas l'exemple, on est mort. On sait que des villages comme les nôtres vont mourir tôt ou tard. il faut s'impliquer. 

Et pourtant, dans le village, ils sont très peu à réellement profiter de la manne que représente le festival. Il a fallu loger 120 personnes pour le festival. Les gîtes, chambres d'hôtes et les plateformes de location de vacances affichent complet dans le secteur. 

Mais Jean-Michel Moreau le reconnaît, la commune ne tire pas grand bénéfice de ce festival international de journalisme. 

Les festivaliers sont surtout des gens de l'extérieur. Ils reviendront sûrement si le thème de l'an prochain les intéresse. Je serais content si'ils revenaient parce qu'ils ont trouvé une maison à acheter. 

L'an dernier, 4000 festivaliers avaient  envahi ce petit village en bord de Garonne. Cent fois le nombre d'habitants. 

Grogne des avocats

Les + Lus