Les agriculteurs du Lot-et-Garonne s'insurgent contre le vide sanitaire imposé dans leur département

Aucun cas de grippe aviaire n'a été détecté en Lot-et-Garonne mais le département doit malgré tout respecter le vide sanitaire décidé par le gouvernement. D'où la colère des éleveurs de la coordination rurale qui ont manifesté, avec leurs canards, dans les rues d'Agen. 

Par CA

Le syndicat présidé par Patrick Franken, connu pour ses actions coup de poing dans le département, s'insurge contre un vide sanitaire "insensé" qui va "saborder toute la filière gras du sud-ouest".

"C'est du grand n'importe quoi" estime t-il, "les mesures envisagées n'éteindront pas la grippe aviaire qui, rappelons-le, est inoffensive pour l'homme, mais éradiqueront inévitablement un grand nombre d'éleveurs" déplore le responsable syndical.

Il explique que "la colère monte" et craint que beaucoup ne puissent "surmonter des baisses d'activité de 30 à 50%". "De quoi vont-ils vivre? Comment vont-ils rembourser leurs investissements?" s'inquiète t-il.

Il regrette que les conséquences de cette mesure n'aient pas été "suffisamment évaluées" selon lui et pense que "le remède sera pire que le mal".

Cet après-midi une soixantaine d'éleveurs lot-et-garonnais sont partis de la chambre d'agriculture, des canards sous le bras, pour se rendre jusqu'aux services vétérinaires du département. "On va perdre la moitié de la production de l'année, pour nous c'est inacceptable" témoigne l'un d'eux. 

Le montant des aides financières accordées aux milliers d'exploitations concernées par le vide sanitaire devrait être annoncé la semaine prochaine.

Manifestation d'éleveurs de canards contre le vide sanitaire instauré en Lot-et-Garonne
Alors qu'aucun cas de grippe aviaire n'a été détecté dans le département, les éleveurs lot-et-garonnais devront se soumettre au vide sanitaire. Une mesure insensée selon eux.


Pour endiguer l'épizootie de grippe aviaire qui touche huit départements du Sud-Ouest, les élevages d'oies et de canards de 18 départements de la zone vont devoir geler leur production pendant plusieurs mois pour permettre l'éradication du virus. Une première en France.

69 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène mais non transmissibles à l'homme ont été découverts depuis fin novembre dans la région.

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