Des tonnes de poissons décimées à cause de la sécheresse dans le Nord Béarn : "Une catastrophe écologique"

Publié le
Écrit par Camila Guidice

Sur les 17 lacs artificiels gérés par l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) au Nord de Pau, tous subissent une baisse drastique de leur niveau d'eau, provoquée par la sécheresse. Conséquence : des tonnes de poissons ont été retrouvées morts. Illustration à Serres-Castet.

Du lac de Serres-Castet, il ne reste plus guère qu’une petite mare. Autour d’elle, sur le sol craquelé, desséché par la sécheresse et les canicules de l’été, des centaines de cadavres de poissons se décomposent. Brochets, perches, gardons… presque toutes les espèces du lac ont été décimées.

"Le niveau de l’eau a été tellement abaissé que la vie piscicole ne peut plus supporter une telle pression, explique Hervé Terradot-Piot, technicien piscicole à l'AAPPMA. C’est pour cela que les poissons sont morts en masse."

Une "catastrophe écologique"

Tout en constatant l’étendue de ce qu’il présente comme une "catastrophe écologique", le pêcheurs liste trois facteurs qui ont provoqué la mort des poissons.

Les niveaux d’eau extrêmement faibles ont entraîné des taux d’oxygène particulièrement bas et donc pas supportables pour la grande majorité des espèces présentes. Les températures ont aussi été très chaudes et la qualité de l’eau s’est dégradée avec la prolifération de bactéries. 

Hervé Terradot-Piot, technicien piscicole à l'AAPPMA

France 3 Pau Béarn

Voir le reportage de France 3 Pau Sud Aquitaine

durée de la vidéo : 02min 08
Reportage France 3 Pau Sud Aquitaine ©France télévisions

Les 17 lacs tous presque à sec

Et le lac de Serres-Castet n’est pas une exception : les 17 lacs que gère sa structure sont tous concernés, avec un niveau d’eau abaissé de 80 à 90% selon les endroits.

C’est déjà arrivé par le passé, mais jamais à ce point-là.

Hervé Terradot-Piot, technicien piscicole à l'AAPPMA

France 3 Pau Béarn

Seules les carpes vivotent

Dorénavant, la question de la conservation de ces lacs artificiels, utilisés essentiellement pour pêcher, se pose. "Aujourd’hui les repeupler, sans savoir si l’année prochaine ils seront à nouveau vide, c’est une question financière très importante" soupire Hervé Terradot-Piot.

Seules les carpes semblent pour l’instant épargnées dans les lacs dévastés. D’après l’association de pêche, l’espèce a un peu moins besoin d’oxygène que les autres pour survivre.

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