Bayonne : des salariés installent des tombes devant leur usine

Les tombes symbolisent les emplois qui vont disparaître avec la fermeture du site / © Andde Irosbehre
Les tombes symbolisent les emplois qui vont disparaître avec la fermeture du site / © Andde Irosbehre

Y aura-t-il un repreneur de dernière minute ? Les 47 salariés de CET, ex-Plastitude, n'y croient plus. Un contact aurait été établi avec un Coréen mais pas de confirmation. L'entreprise est en difficulté depuis plusieurs années. La faute à la chute des commandes et des erreurs stratégiques. 

Par Christine Le Hesran

Le ton est donné: des tombes ont été installées devant le site. Le moral est au plus bas pour chez les employés de CEP ( ex-Plasitube ) de Bayonne. Même si sur place, il est question d'un contact établi entre la chambre de commerce de Bayonne et un repreneur coréen. Mais l'option n'est pas confirmée. Il y a encore un peu d'activités sur le site, mais le directeur n'est plus là depuis une semaine.  
Les salariés n'y croient plus ce vendredi matin / © Andde Irosbehre
Les salariés n'y croient plus ce vendredi matin / © Andde Irosbehre

Une entreprise fragile

La fermeture semble inexorable pour les 47 salariés du site. Les repreneurs avaient théoriquement jusqu'au 9 octobre pour se manifester. Le tribunal de commerce de Clermond-Ferrand doit se prononcer le 9 novembre.  
La société, fabricante de tube pour les cosmétiques, connait des déboires depuis 2013. Déjà en difficulté, elle avait été reprise par une société auvergnate. Passant du coup de 94 à 47 salariés. A l'époque d'ailleurs, les salariés avaient proposé la création d'un coopérative, en vain. 

Des concessions en vain

Jean-Marc Couret, syndicaliste FO est amer :

Ils se sont trompés complètement su le plan commercial.

Face aux difficultés traversées ces dernières années, les commandes en chute, les salariés avaient négocié de revoir leur salaire à la baisse, de travailler une heure de plus par semaine. Rien n'y fait. L'arrêt brutal de commandes du principal client italien a précipité la chute. 
La situation reste floue pour les salariés ce vendredi matin sur place. 
 

Voir l'interview de Jean-Marc Couret
Le SOS de l'entreprise CET de Bayonne
Jean Marc Couret, syndicaliste FO, traduit l'amertume des salariés - Andde Irosbehere




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