Pays Basque : la difficile reconstruction des mineurs isolés étrangers

Ils sont 400 actuellement pris en charge dans les Pyrénées-Atlantiques. Après de longs mois d'errance, ces jeunes mineurs ont réussi à rejoindre la France où les associations leur apportent la protection avant de leur proposer un hébergement et une formation. 

© FTV

Ils s'appellent Limane et Hervé. Dans le jargon de l'Aide Sociale à l'Enfance on les appelle les "MNA", c'est-à-dire mineurs non accompagnés. Ces jeunes, seuls et déboussolés, sont de plus en plus nombreux à être pris en charge au Pays Basque. Après de longs mois d'errance, les associations tentent de leur venir en aide.

Ils seraient une vingtaine chaque semaine à arriver dans le département. Actuellement, on en recenserait 400 pris en charge. Ces jeunes, parfois encore enfants, viennent essentiellement de l'Afrique noire. Hervé, 16 ans, est de ceux-là. Originaire du Cameroun, il souhaite rester en France et devenir menuisier.

"C'est ici que j'ai trouvé la lumière. On nous apprend le français, on nous apprend à écrire. On pratique dans des ateliers et on peut voir comment s'exprimer avec les mots" explique-t-il.


Ici, c'est à la Sauvegarde de l'Enfance à l'Adulte (SEAPB) du Pays Basque. Une association où 41 jeunes réfugiés ont actuellement trouvé refuge. 

"Vu l'augmentation de certains flux ces derniers mois, en lien avec le Conseil départemental, nous avons ouvert deux structures supplémentaires (...). On a une centaine de places à la Sauvegarde et on a ouvert 25 places dernièrement" explique Jérôme Valere, Directeur de la protection de l'enfance à la SEAPB.


L'accueil de ces réfugiés est entièrement financé par le Conseil départemental. "Cela représente 14 millions d'euros" précise Annick Trounday-Idia, conseillère départementale déléguée à l'enfance. Ainsi, les différentes associations les aident en leur trouvant un logement autant qu'en leur proposant une formation. Justement Limane, lui a choisi de se perfectionner dans la mécanique. À 17 ans, le jeune garçon originaire de Guinée est en contrat d'apprentissage.

"Ici, j'ai découvert la mécanique avec Alain et ça m'a bien plu. Alors je lui ai dit que je voulais faire de la mécanique" raconte-t-il.


Voyez le reportage d'Alexandre Perrin et Emmanuel Galerne :
Pays Basque : la difficile reconstruction des mineurs isolés étrangers



 
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