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Béarn : l'extension d'une gravière en bordure du Gave de Pau inquiète riverains et écologistes

Le groupe Daniel souhaite étendre son site d'exploitation d'alluvions. / © France 3 Aquitaine
Le groupe Daniel souhaite étendre son site d'exploitation d'alluvions. / © France 3 Aquitaine

Le groupe industriel Daniel, gestionnaire de la gravière de Baudreix, sur le territoire de la commune de Bourdettes, en Béarn, prévoit une extension de son site de 21 hectares supplémentaires. Ecologistes et riverains contestent ce projet. 

Par AR

C'est un chemin paisible au bord du gave de Pau, qui longe des prairies et des zones humides, peut-être vouée à disparaître. Car le groupe Daniel, qui exploite la carrière de matériaux alluvionnaires de Baudreix, souhaite s'agrandir, pour gagner 21 hectares supplémentaires. 

Quel impact pour les riverains et la nature ? 


Un projet contesté par les riverains et les militants écologistes, qui ont notamment lancé une pétition.

"On s'est lancé dans ce combat en tant que riverains du projet, pour les nuisances que cela va représenter, pour nous, mais aussi tout le territoire du Pays de Nay. Car cela va toucher toutes les personnes qui se promènent chaque jour sur le secteur, qui vont être impactées pendant 30 ans",
souligne Mathilde Faux, de l'association "Protégeons le Pays de Nay". 

"Lorsqu'on a un gave classé Natura 2000, avec des habitats remarquables de saligues, de prairies naturelles, avec toute une faune et une flore associée digne d'interêt, on y jette un coup d'oeil, bien sûr" réagit Michel Rhodes, vice-président de la Sepanso de Nouvelle-Aquitaine. 

Les détracteurs s'inquiètent également des dégats lors de crues comme celle de 2013.
  
Reportage : en Béarn, l'extension d'une gravière en bordure du Gave de Pau inquiète riverains et écologistes  
Béarn : l'extension d'une gravière en bordure du Gave de Pau inquiète riverains et écologistes
Intervenants : Mathilde Faux, Association Préservons le pays de Nay, Michel Rodes, Vice-président SEPANSO Nouvelle-Aquitaine, Joséphine Daniel, Directrice générale du groupe Daniel, Carole Benhamou-Leca, Responsable service géologie, réglementation et foncier groupe Daniel Equipe : DAYCARD Elise, BRACOT Benoît, GIRARDI Alain

"Tout a été étudié pour limiter les impacts"


De son côté, le groupe Daniel affirme avoir tout étudié avec les administrations concernées. "Notre dossier a été jugé recevable le 5 avril dernier, tout a été étudié, que ce soit faune, flore, hydraulique,  hydrogéologique... Nous avons fait notre maximum pour tout étudier et limiter les impacts", assure Joséphine Daniel, directrice générale du groupe. 

"Côté rive gauche, nous avons fait faire les modélisations par les hydrauliciens, qui sont partis sur une crue de type centennale avec ces nouveaux débits. Et ils ont en conclu que notre projet n'aggravait pas les risques d'inondations, et avait en plus un rôle de bassin écrêteur", précise Carole Benhamou-Leca, responsable du service géologie, réglementation et foncier du groupe Daniel. 

L'enquête publique ouverte sur ce projet se termine ce jeudi 27 juin. Le commissaire enquêteur rendra son rapport cet été. S'il est retenu, les travaux pourraient commencer l'an prochain, à moins qu'ils ne soient retardés par des recours. 


 
L'enquête publique se termine le 27 juin. / © France 3 Aquitaine
L'enquête publique se termine le 27 juin. / © France 3 Aquitaine

 

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