Dans le Béarn, un jeune agriculteur-éleveur est aussi devenu meunier et boulanger

Dans le Béarn, un jeune éleveur est aussi devenu meunier et boulanger
Arnaud Clouté, à 34 ans, est agriculteur, éleveur, mais aussi meunier et boulanger. Il met à profit ses activités qui sont devenues complémentaires. Mais cela lui permet aussi de se dégager quelques revenus. - France 3 Aquitaine - DARGUY Ttotte, ALET Clément, GALLE Marie-Laurence

Arnaud Clouté, à 34 ans, est agriculteur, éleveur, mais aussi meunier et boulanger. Il met à profit ses activités qui sont devenues complémentaires. Mais cela lui permet aussi de se dégager quelques revenus. Portrait.

Par Marc Taubert

Un seul homme pour trois métiers. Ce jeune agriculteur-éleveur vient de se lancer dans la fabrication de la farine, et commercialise son pain depuis seulement deux mois. La tenue blanche est de rigueur dans son nouveau laboratoire aménagé dans la ferme familiale à Coslédaà, dans le Béarn.

"C’est mon arrière-grand-père qui a quasiment tout construit ici. C’était un précipice autrefois. Il a construit dans le ravin pour gagner le terrain plat", raconte fièrement Arnaud Clouté.

Au laboratoire, tout est dosé. Le tour de main est rôdé. L’idée de la boulangerie trottait depuis un moment dans la tête de ce jeune béarnais : de quoi gagner un peu mieux sa vie.

"On ne gagne pas d’argent, on paye toutes nos factures, mais on ne se verse pas de salaire."

Baguettes, viennoiseries, cannelés et autres tourtes se vendent désormais comme des petits-pains. Et le plus de la maison, c’est la farine : "Elle vient de la maison, parce qu’on produit notre blé et je mouds la farine dans mon moulin."

Et à côté du laboratoire, le chien veille au grain, et à la meule. Ici, Arnaud troque l’habit de boulanger à celui de meunier. Un meunier plutôt astucieux.

© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine

Système D


"C’est du vieux rénové, pour essayé de ne pas l’avoir cher. Du "Le bon coin" surtout, pour trouver des combines", explique Arnaud Clouté.

Et bien sûr, rien ne se perd dans le moulin. Il y en a pour le boulanger comme pour les animaux : "Il faut que le moulin moud à la bonne vitesse, pour qu’il y ait le plus de farine blanche, et le reste on le recycle, on le donne aux vaches."

Alors avec tous ces métiers, les journées sont longues : "Il y a des journées, c’est 20 heures de travail. On dort 3 heures et on est reparti pour une autre journée. C’est dur."

Que souhaiter pour Arnaud en 2017 ? A cette question, il répond : "Un meilleur prix des céréales pour les agriculteurs et un prix de la viande un peu plus juste."

Car la nouvelle année sera décisive. Il compte sur le bouche-à-oreille pour réussir son pari.

Commandez chez Arnaud, c'est possible :

Au : 06 75 01 33 65

Chemin de Lapoudge
64160 Coslédaà-Lube-Boast

Sur le même sujet

Foie gras : pas de hausse des importations en 2017

Près de chez vous

Les + Lus