Dans le Béarn, les maraîchers bios ont beaucoup perdu avec les dernières tempêtes

Le Béarn comme le reste des Pyrénées-Atlantiques a été violemment touché par les tempêtes de ces dernières semaines. Les maraîchers sont l'une des principales victimes de ces coups de vents. À Lucgarier, dans le département, Nathalie Destephen essaie de se préparer pour la saison qui arrive.
© France 3 Aquitaine
Installée depuis dix ans, Nathalie Destephen est maraîchère bio dans le Béarn. Cette année, comme pour une vingtaine d'autres maraichers bios, ses cultures ont été mises à mal par les tempêtes Karine et Myriam qui ont balayé le Pays Basque ces dernières semaines. 

"Avoir quatre serres sur cinq d'impactées, c'est vraiment la première fois", explique Nathalie Destephen. 
 

Enchaînement de tempêtes


A quelques semaines des plantations de tomates et de courgettes, c'est un coup dur pour la maraîchère, pourtant habituée à essuyer les épisodes climatiques.

"Elle a pris la grêle il y a trois ans, elle a été inondée l'année dernière et en novembre elle subissait déjà un premier coup de vent", explique Régis Mathon, trésorier de la Confédération Paysanne du Béarn.

Car au lieu de planter ses nouvelles récoltes, Nathalie Destephen doit désormais réparer les serres cassées, repositionner les bâches qui ont été éventrées, nettoyer les sols avant de se lancer dans la nouvelle production. Un contre-temps qui risque d'avoir un impact sur sa trésorerie déjà creusée dans cette période. 

"C'est très compliqué en ce moment car nous avons beaucoup de dépenses liées aux plants, graines et engrais que nous avons acheté. Nous attendons des gains à partir de juin, et sans production, c'est impossible", explique Régis Mathon. 
 

Une aide de 100 000€


Pour un tunnel, il faut compter 25 000€. Au total, la confédération demande 100 000€ d'aides d'urgence pour pouvoir assurer la prochaine production.

"Nous souhaitons déclencher la cellule de catastrophe naturelle pour être aidés au plus vite", espère Régis Mathon. 

La confédération a donc sollicité le département, la région, la chambre d'agriculture ainsi que la préfecture pour obtenir une aide financière.

En attendant, Nathalie Destephen a pu compter sur l'aide de certaines de ses clientes, venues prêter main forte pour reconstruire les serres endommagées. 
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