Maud Thierry a repris l'exploitation familliale de muguet cette année. Elle s'est décidée après le décès de son grand père, Jean Lamothe, qui avait lancé cette production à Abos, dans les Pyrénées-Atlantiques, au milieu des années 70.
Un choix de coeur pour cette jeune femme de 28 ans. Après des études d'ingénieur agronome à Paris et une thèse en génétique sur une maladie fongique qui s'attaque aux plantes, Maud est revenue s'installer en Béarn.
Aujourd'hui, elle doit faire face à une véritable catastrophe économique. Avec le confinement, son activité est au point mort.
es grossistes et fleuristes ne viendront pas acheter son muguet dans quelques jours. Les particuliers non plus à la veille du 1er mai. Un déchirement pour la jeune agricultrice qui voit tout le travail d'une année réduit à néant.
  

C'est une très belle récolte. Les conditions météo ont été plutôt clémentes, même si on a pris beaucoup de pluie. Les fleurs sont là, pile à l'heure. On devait en écouler 300 000 environ comme chaque année. Le muguet est une récolte très éphémère, sur quelques jours à peine, entre le 20 et le 27 avril normalement pour cette saison. La perte de chiffre d'affaires est estimée entre 60 et 80 000 euros. C'est toute l'activité qui est menacée aujourd'hui. On ne pourra pas embaucher les saisonniers et les fleurs seront perdues.
Maud Thierry, Productrice de muguet.
 

 

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Sur le terrain famillial, 70 bandes de production encore bâchées attendent une récolte qui ne viendra pas. Les fleurs sont encore vertes. Dans deux semaines, ces clochettes odorantes prendront leur couleur blanche caractéristique. Mais personne ne pourra en profiter.
 

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Les brins de muguet sortent de terre. Dans quelques jours, les clochettes blanches vont faire leur apparition. Maud Thierry


Du muguet pour les personnes âgées et le personnel soignant


Pour trouver une issue et faire acte de solidarité dans cette période d'inquiétudes et de tensions, Maud Thierry, aidée par sa grand-mère et par sa cousine, a eu l'idée de monter une cagnotte. L'idée est simple : collecter assez d'argent pour embaucher tout de même des saisonniers pour récolter une partie de la production. Elle sera destinée, sous forme de bouquets préparés sur place, aux personnes âgées dans les maisons de retraite et Ehpad, ainsi qu'aux personnels soignants pour les remercier de leur dévouement.

Sans aide, on ne pourra pas embaucher. On a déjà eu nos dépenses habituelles, plus de 20 000 euros, pour lancer la production. Et sans perspective de recettes cette année, on ne peut plus rien faire. Avec cette cagnotte, on espère que nos fleurs ne mourront pas sur pied. Et qu'on donnera un peu de bonheur aux personnes âgées autour de chez nous et aux soignants. 
Maud Thierry, Productrice de muguet.

 

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Le type de bouquet qui sera offert, si la cagnotte fonctionne, aux personnes âgées et aux soignants. Maud Thierry


Un don pour offrir des fleurs

Il y a urgence pour Maud Thierry. Tout se joue dans les prochains jours. Si la cagnotte permet d'agir, elle aura au moins sauvé une partie de sa production de muguet. Tout le projet est détaillé ici.

Reportage

Une équipe de France 3 Pau Sud Aquitaine avait suivi la récolte à Abos en 2017. On y retrouve notamment Jean Lamothe, le grand-père de Maud Thierry, depuis décédé qui avait lancé cette production ->

 

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