Vélos à hydrogène : fabriqués à Biarritz, ils vont traverser la France

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Écrit par Julie Chapman

Rouler en électrique, c’est bien, mais rouler à l’hydrogène, c’est mieux. Au Pays basque, Pragma Industries produit des vélos électriques, alimentés à l’hydrogène. Ils étaient au salon parisien Hyvolution, ce mardi 12 mai, pour présenter leur nouveau défi : traverser la France, à vélo.

Ces 11 et 12 mai, Paris accueillait Hyvolution, un salon entièrement consacré à l’hydrogène. Dans les allées, un stand interpelle : il propose des vélos électriques, alimentés en hydrogène.

C’est comme un vélo électrique classique, sauf que l’électricité n’est pas contenue dans la batterie, mais sous forme d'hydrogène. On va avoir une pile à combustible, qui va prendre l'hydrogène contenu dans un réservoir, le faire rejoindre avec l’oxygène de l’air, et créer, par leur mélange, un courant électrique”, détaille Antoine Abou, responsable de projet chez Verso Energy.

Rouler 100% vert

Une innovation créée par une entreprise de Biarritz, Pragma Industries, qui souhaite démocratiser l’hydrogène au grand public. Pour réaliser leur modèle, Pragma Industries s’est associé à Verso Energy, une entreprise parisienne qui produit de l’hydrogène à partir d’électrolyse.

“L’enjeu aujourd’hui, c’est de remplacer l’électricité créée par le gaz naturel par de l'hydrogène vert, qui est produit à travers l’eau”, explique Antoine Abou, responsable de projet chez Verso Energy. “En fait, on prend de l’eau, on va injecter de l'électricité, on fait l'électrolyse de l’eau, on casse la molécule de l’eau. Et si l’électricité vient de sources renouvelables, on va avoir un hydrogène complètement propre.”

Le Havre-Marseille, à l'hydrogène

Si l’hydrogène s’implante progressivement chez les transporteurs, les bus ou les industriels, la molécule reste cependant peu accessible au grand public. Une image que Pragma Industries veut changer en lançant, avec Verso Energy, une traversée de la France, du Havre à Fos-sur-Mer pendant cinq jours. Antoine Abou partira le 13 juin prochain pour 1500 kilomètres.

“On va parcourir 200 km par jour, avec une bonbonne d’un kilo d’hydrogène. L’idée, c’est de montrer le potentiel de cette technologie et son autonomie”, précise Antoine Abou.

Dans le commerce, ces vélos possèdent des recharges de 40 g qui proposent une autonomie de 150 à 200 km selon l’allure. L’entreprise biarrote en produira près de 500 cette année, au prix unitaire de 4 690 €.