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Elle refuse de faire abattre ses canards : trois mois de prison avec sursis requis contre une éleveuse du Pays basque

© France 3 Euskal Herri
© France 3 Euskal Herri

La procureure de la république de Pau a requis une peine de trois mois de prison avec sursis contre une éleveuse qui avait refusé de faire abattre ses canards, sains,  en pleine grippe aviaire.

 

Par Maïté Koda

Trois mois de prison avec sursis. C'est ce qu'a requis la procureure de Pau contre une éleveuse de Barcus, dans les Pyrénées-Atlantiques.  Cathy Chabalgoity avait refusé l'abattage de 1 700 palmipèdes en avril 2017.


Bloqués par les habitants


Alors que le sud-ouest de la France connaît une épidémie de grippe aviaire, le gouvernement décide l'abattage de millions de canards élevés à l'air libre et exposé au passage d'oiseaux sauvages potentiellement porteurs du virus H5N8.

Lors de leur venue, les agents de la direction départementale de la protection de l'environnement sont attendus par 300 habitants, dont de nombreux élus locaux, venus apporter leur soutien à l'éleveuse, dont les animaux sont sains. L'abattage n'aura pas lieu.


 




Entrave au fonctions de l'Etat


Saisi par les services de l'état, la justice a donc convoqué ce lundi Cathy Chabalgoity, ainsi que le syndicat ELB, tous deux poursuivis pour entrave aux fonctions de l'Etat. La procureure a également requis une amende de 10 000 euros contre le syndicat.

Le passage au tribunal de l'éleveuse avait une nouvelle fois entraîné une forte mobilisation. Une cinquantaine de personnes étaient venues la soutenir. Parmi elles, le critique gastronomique Périco Legasse, cité par la défense et fervent défenseur de la "tradition d'élevage à visage humain".

 

Nous avons la confrontation entre un système industriel productiviste, qui est à l'origine souvent des accidents sanitaires, et les défenseurs de l'environnement qui ont défendu la République en empêchant le massacre de canards qui n'étaient pas contaminés, et en préservant leur territoire.


Le journaliste s'est également étonné que le procès a eu lieu alors "que la crise est terminée et qu'il n'y a eu de contamination" Le jugement a été mis en délibéré.

 

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