Jean Léonetti : "Je ne suis pas venu accuser un homme mais dire le cadre de la loi..."

Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur l'accompagnement médical en fin de vie, s 'exprime face aux caméras de France 3 Euskal Herri. Il était venu témoigner ce mardi matin à la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques dans le procès Bonnemaison

Jean Leonetti est venu apporter son témoignage ce mardi
Jean Leonetti est venu apporter son témoignage ce mardi © AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET
C'est un entretien exclusif réalisé par nos équipes de France 3 Euskal Herri  alors que le professeur s'était soustrait à la cohue journalistique par une porte dérobée. Rejoint plus tard sur un autre lieu, ce témoin important a bien voulu toutefois répondre à nos questions. Rappelons que les termes exacts de cette loi sont les suivants : 

« L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche (article 2). La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de l’ « obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9)

La volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9). Le patient doit être informé des conséquences de sa décision. L’avis de la «personne de confiance», choisie par le patient pour l’accompagner dans ses démarches et, si le patient le souhaite, dans ses entretiens médicaux, doit être consulté (articles 2, 5, 8 et 9).
durée de la vidéo: 03 min 33
Interview de Léonetti

 

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