Manifestation devant l'Inspection Académique à Pau contre les fermetures de classes

© Mélanie Ramos pour France 3 Pau Sud Aquitaine
© Mélanie Ramos pour France 3 Pau Sud Aquitaine

Syndicats, parents d’élèves, directeurs d’école : ils étaient près d’une centaine devant l’Inspection Académique de Pau. Après un boycott syndical, le comité technique spécial départemental a été annulé. Classes fermées ou surchargées, ils dénoncent la carte scolaire. 

Par Mélissa Genevois (avec Christophe Roux)

Touc​he pas à ma classe


École par école ils ont exposé leurs revendications à l’inspecteur, le comité est reporté à vendredi prochain.

Ce matin, « Moumour » rime avec « au secours », sur les pancartes des manifestants. Panneaux autour du cou, brandis à bouts de bras… malgré le froid, les syndicats, enseignants et parents d’élèves se sont donné rendez-vous à l’Inspection Académique de Pau.

Leur but : ne pas participer au comité technique spécial départemental. Aujourd’hui, les 10 sièges de l’inspection resteront vides, le quorum ne sera pas atteint : c’est à coup de boycott, que les syndicats espèrent faire entendre leurs voix.

« Non aux quotas ! »


Pour eux, le problème est simple : quand on ferme une classe, ses élèves vont se déporter sur une autre et à fortiori engendrer une surpopulation d’élèves. Les syndicats dénoncent des quotas d’élèves trop rigides, comme à Moumour qui compte 79 élèves au lieu de 81 imposés par l’inspection.

A Gurmençon pour colmater les brèches, on regroupe : les CE1, CE2, CM1 et CM2 sont dans la même classe et compte 29 élèves. Un effectif bien trop élevé pour assurer une bonne période scolaire, selon eux. Ces suppressions concernent 52 classes sur le département.

« Je veux garder ma maîtresse »


Outre ces problèmes de surpopulation de classes, les parents d’élève dénoncent la perte de repères de leurs enfants. Changer d’instituteur, d’environnement, volume sonore d’une classe surpeuplée… autant d’impacts négatifs qui ne leur permettent pas de « bien démarrer le système scolaire », affirme Sophie Ruiz, responsable de parent d’élève à l’école de Came.

Le dédoublement du CP à double tranchant


Une solution est toutefois proposée par le gouvernement : dédoubler les classes de CP. Perplexes, les syndicats espèrent avoir les moyens humains (créations de postes) et financier d’envisager cette sortie de crise. Observée comme une « bonne chose » par le corps enseignant, ce dédoublement ne devrait selon eux pas s’arrêter au CP car selon Franck Hiale représentant UNSA :

 Il n’y a pas que le CP. Les élèves vont ensuite se retrouver en CE1 dans des classes aux effectifs doublés, le problème sera le même.


Fermer certaines classes pour en dédoubler d’autres serait le fin mot de la réforme de la carte scolaire… 
Quoi qu’il en soit, le boycott du comité technique spécial prendra fin et les 10 sièges seront occupés vendredi prochain.

© Mélissa Genevois pour France 3 Aquitaine
© Mélissa Genevois pour France 3 Aquitaine


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