Crime raciste d'Ychoux : la compagne de la victime demande justice au deuxième jour du procès en appel

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Écrit par America Lopez

Le procès en appel de Claude Gorsky, qui s'est ouvert lundi 3 octobre devant la cour d'Assisses de Pau, se poursuit ce mardi 4 octobre. La compagne et la mère de la victime Saïd El Barkaoui ont été longuement auditionnées ce matin, toujours convaincues par le caractère raciste du drame.

Plusieurs auditions ont eu lieu aujourd'hui. Celles de la compagne de la victime et de sa mère ont été particulièrement émouvantes.

Vies brisées

La compagne de la victime, Angélina Bidault, a été auditionnée par visioconférence depuis Bourges où elle réside désormais. Son audition a été très émouvante. Angélina Bidault s'est effondrée en larmes à plusieurs reprises notamment à l'énoncé des faits.

Cet homme (ndlr, Claude Gorsky) a brisé plusieurs familles. Mes enfants, eux, ne reverront jamais leur père, lui a encore la liberté de voir les siens. Cet homme doit être puni"

Angélina Bidault, compagne de la victime Saïd El Barkaoui

France 3 Aquitaine

Au deuxième jour du procès en appel de Claude Gorsky, la compagne de la victime qui a eu quatre enfants avec Saïd el Barkaoui, a pu livrer sa version des faits en revenant sur les différents avec leur voisin qui "avait proféré des insultes racistes à plusieurs reprises avant le jour du drame", selon elle.

Présente physiquement à l'audience, la mère de la victime s'est exprimée sur le drame, avec l'aide d'un interprète : "Mon fils était gentil, je l'ai tellement aimé. Je demande que justice soit faite".

Caractère raciste

L'enquêtrice gendarme qui avait entendu Claude Gorsky après le drame, a également été auditionnée par la cour. Elle aussi a fait état "d'insultes racistes" lors de l'audition de l'accusé qui aurait dit que "Saïd El Barkaoui était un sale arabe".

Claude Gorsky a été condamné à vingt-cinq ans de prison par la cour d'Assises des Landes pour avoir tiré à cinq reprises sur son voisin Saïd El Barkaoui, décédé quinze jours plus tard d'une rupture d'anévrisme. 

Un an après un premier verdict, la cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques doit se prononcer en appel sur le sort de Claude Gorsky, retraité et habitant d'Ychoux dans les Landes. En première instance, en octobre 2021, la cour d'Assises des Landes avait insisté sur le caractère raciste du crime. 

Rien pour l'instant ne permet d'attester que la rupture d'anévrisme est liée aux blessures par arme à feu. La présidente de la cour d'Assises de Pau a rappelé lors de l'audience du jour que "la mort par rupture d'anévrisme n'est pas liée au cinq tirs par arme à feu". Le médecin légiste ayant expliqué que la victime présentait six facteurs à risque de rupture d'anévrisme.

L'accusé n'a pas encore été auditionné. Claude Gorsky est resté impassible dans le box des accusés. Avec sa défense, il conteste toujours le caractère raciste de son acte et la préméditation de son geste.

Le fils de Claude Gorsky doit être auditionné mercredi. Son épouse, qui devait également être entendue par la cour, sera absente demain, selon notre journaliste Alexandre Perrin présent à l'audience.

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