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Pays basque : mobilisation après le contrôle prolongé de deux jeunes migrants ivoiriens à Hasparren

Les habitants sont restés jusque tard dans la nuit devant les locaux de la gendarmerie d'Hasparren / © France 3 Euskal Herri
Les habitants sont restés jusque tard dans la nuit devant les locaux de la gendarmerie d'Hasparren / © France 3 Euskal Herri

Une cinquantaine d'habitants se sont mobilisés devant la gendarmerie d'Hasparren dimanche soir. Une action pour soutenir deux exilés Ivoiriens, âgés de 20 et 27 ans, retenus plusieurs heures pour un contrôle d'identité.
 

Par MK avec Stéphanie Deschamps

Dimanche, fin d'après-midi à Hasparren. Un Ivoirien de 20 ans, qui circulait à vélo dans la commune est contrôlé par les gendarmes. Le jeune homme n'a pas de papiers en règle, il est conduit à la gendarmerie.



Une fois sur place, les gendarmes apprennent qu'il est hébergé depuis plusieurs mois sur la commune avec un compatriote chez un habitant de la commune.
Les gendarmes se rendent donc chez Xarlo, leur hôte depuis le mois de juin 2018, afin de convoquer le deuxième exilé ivoirien. Les deux amis resteront plusieurs heures dans les locaux de la gendarmerie , avant d'être libérés vers une heure du matin.

 

Mobilisation des habitants

La nouvelle de leur contrôle d'identité a vite fait le tour de la commune basque. Rapidement, plusieurs dizaines d'habitants, dont des coéquipiers de Mamadou qui a intégré l'équipe de football d'Hasparren, se sont rassemblés devant les locaux de la gendarmerie pour apporter leur soutien. Sur les murs, une banderole "Alassane et Mamadou, Gurekin (avec nous)" est placardée.
 


"Ils arrivent tous les deux de Côte d'Ivoire, précise Xarlo. Ils sont arrivés par le Maroc, se sont perdus sur un radeau en caoutchouc sur la Méditerranée, c'est la Croix rouge qui les a sauvés et ramenés à Grenade avant leur arrivée ici".

"Il y a de fortes chances qu'ils les renvoient en Espagne, s'inquiétait Xarlo, alors que les deux jeunes hommes étaient toujours dans les mains des gendarmes.

 

Mais s'ils reviennent, je les reprendrai. Et si ce n'est pas ceux-là, j'en accueillerai deux autres!



A leur sortie de la gendarmerie, malgré l'heure tardive, Alassane et Mamadou ont été accueillis par une vingtaine d'habitants. Ils sont sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). S'ils ne sont pas contraints de se rendre en Centre de rétention administrative, ils restent assignés à résidence chez leur hôte dans l'attente de leur reconduite en Côte d'Ivoire.
 

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