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Protection solaire non conforme : le laboratoire biarrot Alga Maris se défend

Accusée de commercialiser des produits non conformes aux normes européennes de protection solaire, l'entreprise familiale Alga Maris, basée à Biarritz, assure que ses crèmes ont passé avec succès les tests d'un laboratoire indépendant.

Par CA

"Notre dossier est clean, tous les contrôles sont faits" assure la directrice du laboratoire et des affaires réglementaires d'Alga Maris -Laboratoires de Biarritz, Patricia Berthomieu. "Nous pouvons prouver notre bonne foi avec les tests que nous avons réalisé avec un laboratoire indépendant. Nous ne sommes pas juges et parti" ajoute t-elle.

Ce labo indépendant, Hélioscience, basé à Marseille, a certifié que la crème incriminée, la protection solaire enfants IP 50+, "assure la protection indiquée contre les UV-A et les UV-B" selon un document fourni par Alga Maris. L'indice de protection mesuré pour les UV-B, ceux qui provoquent les coups de soleil, est de 89,4 et celui des UV-A, rayons pénétrant plus profondément dans l'épiderme, s'élève à 21,3. Ce dernier devant au moins représenter un tiers de l'indice UV-B.

Mais ces analyses n'ont pas convaincu l'UFC Que Choisir. "Nous avons un niveau de protection aux UV-A qui est inférieur à ce que demande le texte européen" explique un des représentant de l'association Olivier Andrault. Sur les cinq crèmes pour enfants épinglées parmi les dix-sept que l'UFC a testé, "ça va d'un quart à 50% de protection en moins" affirme t-il.

Que Choisir réclame le retrait immédiat de la vente des produits incriminés pour carences graves et "pour pratique commerciale trompeuse et tromperie", menaçant à défaut de saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Les marques pointées du doigt comptent elles, pour certaines, déposer plainte en diffamation et réclamer des dommages et intérêts.

Une différence de méthode ?


Le syndicat professionnel du secteur cosmétique en France s'est insurgé contre ces accusations. "Je suis sûre que les produits mis sur le marché sont conformes à la règlementation", a estimé Anne Dux, la directrice des affaires scientifiques et réglementaires du syndicat.

Les tests d'UFC-Que Choisir sur les UVA ne sont pas forcément fiables car fondés sur des méthodes in vitro "qui ne fonctionnent pas toujours très bien" par rapport aux tests in vivo explique t-elle.

Pourtant, selon Olivier Andrault, chargé de mission d'UFC-Que Choisir "c'est la méthode la plus utilisée et la plus recommandée" pour les UVA. Les méthodes in vivo et in vitro "ne doivent pas être opposées. Elles apportent des indications complémentaires sur l'efficacité des produits solaires", estime pour sa part l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

"Le test in vitro est développé et utilisé par les laboratoires de l'ANSM". Celui-ci "est de plus en plus utilisé par les laboratoires de contrôle et permet notamment d'apprécier la stabilité des formulations", précise l'agence.

Regardez le reportage d'Alexandre Perrin et Emmanuel Galerne réalisé à Biarritz :

La marque biarrote Alga Maris se défend des accusations de UFC Que Choisir
Sa crème indice 50+ est l'une des 5 crèmes solaires épinglées par l'association de défense des consommateurs qui estime que la protection proposée aux enfants ne correspond pas aux normes européennes.

 

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