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ETA : Pedro Sanchez veut rapprocher les prisonniers basques de chez eux

Le nouveau Premier Ministre espagnol change de ton pour les prisonniers basques et catalans / © Emilio Naranjo pour l'AFP
Le nouveau Premier Ministre espagnol change de ton pour les prisonniers basques et catalans / © Emilio Naranjo pour l'AFP

En Espagne, la déclaration du tout nouveau premier ministre Pedro Sanchez n'est pas passée inaperçue. Il veut rapprocher les prisonniers basques et catalans de leur famille. 

Par Christine Le Hesran

Le nouveau Premier ministre d'Espagne s'est dit prêt lundi à transférer les dirigeants sécessionnistes catalans incarcérés et les détenus basques de l'ETA dans des prisons proches de chez eux, satisfaisant ainsi des demandes de partis qui l'ont aidé à accéder au pouvoir.


Catalans et basques emprisonnés

Dans sa première interview télévisée depuis sa prise de fonctions le 2 juin, Pedro Sanchez a estimé "raisonnable" qu'une fois l'instruction terminée, l'administration pénitentiaire "transfère les prisonniers indépendantistes vers des prisons en Catalogne".
"Entre autres pour qu'ils soient plus près de leurs familles et de leurs avocats parce que le droit à la défense doit pouvoir s'exercer", a-t-il expliqué. Neuf dirigeants catalans sont en détention provisoire près de Madrid, à des centaines de kilomètres de chez eux, dans l'attente de leur procès pour leur rôle dans la tentative de sécession de cette riche région du nord de l'Espagne en octobre. Leurs partis demandent que ces "prisonniers politiques" soient incarcérés plus près de leur familles.



Quant à la question du transfèrement des membres de l'organisation séparatistes armée ETA condamnés vers des prisons au Pays basque, Pedro Sanchez a dit trouver "évident qu'il faut aborder la question d'une autre manière, avec une politique pénitentiaire différente".
Le mouvement séparatiste a officialisé sa dissolution en mai dernier. Le conflit armé a fait plus de 800 morts.

Seuls quatre membres de l'ETA sont détenus au Pays basque et 224 autres sont dispersés dans toute l'Espagne, certains en Andalousie à 1.000 kilomètres de chez eux, selon Etxerat, une association qui regroupe des familles de détenus de l'ETA. Une cinquantaine sont prisonniers en France et un au Portugal.

Leur rapprochement est une demande du parti nationaliste basque PNV, une des formations qui, comme les partis indépendantistes catalans, ont voté la motion de censure contre Mariano Rajoy qui a porté Pedro Sanchez au pouvoir.


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