"Le médecin de Boucau a apporté des preuves de son confinement" au Pays basque selon l'ordre des médecins

Gilles Lassabe, médecin généraliste de Boucau, fait l'objet d'un signalement à l'Agence régionale de santé. Il est soupçonné de ne pas avoir respecté la quatorzaine, alors qu'il était infecté par le Covid19. Le comité départemental de l'ordre des médecins assure qu'il n'a pas rompu son confinement. 

Le Docteur Lassabe explique son incompréhension à ce signalement de l'ARS. Elle lui reproche son comportement, notamment d'avoir poursuivi la campagne électorale, alors qu'il savait qu'il était contaminé par le Covid 19.
Le Docteur Lassabe explique son incompréhension à ce signalement de l'ARS. Elle lui reproche son comportement, notamment d'avoir poursuivi la campagne électorale, alors qu'il savait qu'il était contaminé par le Covid 19. © Fabien Cordier FTV

François Cazenave, président du comité départemental de l'ordre des médecins, des Pyrénées-atlantiques, veut respecter une certaine confidentialité. Mais il confirme :

Le docteur Lassabe a apporté les preuves qu'il n'avait pas rompu son confinement.


Gilles Lassabe, qui exerce à Boucau comme médecin généraliste, fait l'objet d'un signalement à l'Agence régionale de santé (ARS). Il est soupçonné de ne pas avoir été confiné, et d'avoir fait campagne lors des élections municipales, mi-mars (ndlr: il est adjoint au maire sortant de la ville), alors qu'il était atteint du Covid19.

Gilles Lassabe a immédiatement réfuté ces faits. Interviewé le 2 avril, il démentait avoir mis en danger la vie d'autrui, et précisait que, dès le 10 mars, il avait informé la sécurité sociale, et la mairie, qu'il entrait en quatorzaine, se suspectant d'être atteint par le Covid19.
Il n'avait d'ailleurs pas été présent dans les bureaux de vote, lors du premier tour des élections.

Un autre signalement a été transmis au Préfet des Pyrénées-atlantiques, qui, s'appuyant sur l'article 40 du code de procédure pénale, a informé le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier.
Celui-ci a ouvert une enquête préliminaire. Elle est toujours en cours. Contacté aujourd'hui, le procureur reste prudent sur ce dossier :

Il n'y a pas de nouveau, et, pour le moment, je ne suis pas certain qu'il existe une infraction pénale.


L'Agence régionale de santé, délégation des Pyrénées-atlantiques, n'a jamais donné suite à notre demande d'interview.
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