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Visite d'Emmanuel Macron à Biarritz : que faut-il en retenir ?

Emmanuel Macron était à Biarritz ce vendredi en vue des préparatifs pour le G7 / © France 3 Euskal Herri - Emmanuel Clerc
Emmanuel Macron était à Biarritz ce vendredi en vue des préparatifs pour le G7 / © France 3 Euskal Herri - Emmanuel Clerc

Le chef de l'Etat était en déplacement à Biarritz ce vendredi, trois mois avant la tenue du G7 . Emmanuel Macron a notamment évoqué le sujet de la sécurité, alors de des black blocks se sont déjà donnés rendez-vous pour l'événement.
 

Par Maïté Koda

Trois mois avant le top départ. Du 24 au 26 août, les dirigeants de l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume Uni ont rendez-vous à Biarritz pour le G7. C'est donc pour préparer ce sommet exceptionnel que le président Emmanuel Macron s'est rendu au Pays basque ce vendredi.

La visite était placée sous le signe de la sécurité, une partie du centre ayant été entièrement bloqué par des barrières et un important cordon de CRS. L'occasion pour le chef de l'Etat de rencontrer les élus, notamment Michel Veunac  le maire de Biarritz, mais également les passants,  les commerçants, et même un surfeur avec qui il a échangé… sur la température de l'eau.
 


 

 

"Restrictions nécessaires"

 Le chef de l'Etat a également donné une conférence de presse au sein du casino Bellevue, un des sites pressentis pour accueillir les réunions des dirigeants internationaux. Il a évoqué les "restrictions nécessaires" , induites par la tenue du sommet. Fin août, la majeure partie de centre-ville de Biarritz sera interdite d'accès, à l'exception des résidents s'étant préalablement enregistrés auprès de la mairie.

 


"Biarritz est une ville qui a des facilités hôtelières, avec des aéroports internationaux tout proche,  qui apporte la beauté qu'un site qui accueille le G7 doit absolument avoir", a déclaré le président, pour justifier ce choix, précisant que la ville et la région "lui étaient chères".  


Rassurer les commerçants

Le président, qui a salué l'accueil des hôteliers et restaurateurs de la région,  a notamment tenu à nuancer le discours de certains commerçants biarrots qui s'inquiètent de voir une "ville morte" au cœur de l'été.
"Il y aura des milliers de journalistes, des centaines de diplomates et des équipes de travail, ce sera une clientèle pour la ville et les commerces", a-t-il assuré.

 

Valoriser les initiatives locales

Autre promesse du chef de l'Etat : celle de valoriser les associations locales . "Notre souhait est de pouvoir mettre en avant plusieurs initiatives locales portées par la ville, le département et la région, dans le cadre de ce G7".

"C'est pourquoi les associations œuvrant à l'égalité femme-homme dans le département seront mises à l'honneur", a assuré le président, ajoutant que les initiatives locales pour lutter contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité auront également droit à un coup de projecteur.


 

Plusieurs groupes violents français et européens se sont donné rendez-vous


"D'ores et déjà, plusieurs groupes violents français et européens se sont donné rendez-vous", a reconnu le chef de l'Etat qui a rappelé les mesures de sécurité mises en place dans le centre-ville et ses environs.

Une fois encore,  Emmanuel Macron s'est voulu rassurant. "Nous avons aujourd'hui une approche maximale du sujet. (…) En aucun cas nous ne voulons qu'on puisse attenter au calme des habitants et que des destructions puissent être faites".

 

Il y a aura beaucoup de forces de l'ordre. Sur Biarritz et ses accès, mais aussi à Anglet, Bayonne et les communes tout autour; avec une volonté des forces de l'ordre de pouvoir appréhender au plus tôt ceux qui s'apprêtent parfois à commettre le pire.

 

Arrestation

Interrogé par les journalistes, Emmanuel Macron est également revenu sur l'arrestation de Josu Ternera, ancien chef de l'organisation séparatiste ETA en cavale depuis seize ans. "Je sais que cette personne avait lu le texte [proclamant la dissolution de l'ETA en mai 2018, ndlr]. Néanmoins, elle a commis des crimes graves et une peine de prison a été prononcée", a –t-il répondu.
 

La réconciliation politique ne vaut pas amnistie




"Nous avons longuement parlé de la question basque à midi", a assuré le chef de l'Etat qui avait déjeuné avec les élus locaux plus tôt dans la journée. "Je considère que la question basque est un exemple de résolution d'un conflit et de sortie des armes. (…) C'est du à un engagement de beaucoup d'élus basques, et d'une volonté d'amener ce travail de pacification".
 

Le devoir de l'Etat est d'accompagner ce mouvement, nous ne devons pas faire bégayer l'histoire.

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