Sud Ouest: 132 postes sont concernés par le Plan de Départs Volontaires

Le groupe Sud Ouest (GSO) a annoncé mercredi, lors d'un CSE extraordinaire, "un plan de départs volontaires portant sur 132 postes, dont 18 journalistes", selon le président du directoire Patrick Venries. Le quotidien régional est confronté à une baisse régulière de 6-7% de sa diffusion papier.
   

Par CB et AFP

Ce plan de départs s'inscrit dans un "plan stratégique sur quatre ans, 2019/2023", a expliqué Patrick Venries, prévoyant également la fermeture de la locale de Sud Ouest à Angoulême où est basée la Charente Libre, détenue par GSO.

La fermeture de la locale d'Angoulême ne remet pas en cause l'édition charentaise de Sud Ouest, qui conserve un bureau à Cognac.
 
L'agence Sud-Ouest Angoulême / © Capture google maps
L'agence Sud-Ouest Angoulême / © Capture google maps

    Patrick Venries a justifié cette réduction de la masse salariale par le fait que :

Les activités liées uniquement au papier (c'est-à-dire à la fabrication du journal, notamment sa distribution et son impression) doivent trouver un équilibre économique qui n'est pas atteint aujourd'hui.

La stratégie vise notamment, selon le patron du groupe Sud Ouest, "à mettre plus d'importance et de force sur le numérique".

La raison de ce plan stratégique, a-t-il souligné, c'est que, à échéance de 18 mois, si nous ne faisons pas des économies de masse salariale, nous ne passerons pas l'année 2021.

On a demandé un accord majoritaire de négociations sur le plan.

On voudrait démarrer les négociations en septembre de façon à les avoir terminées fin janvier, pour ensuite effectuer les réorganisations, une fois négociées, qui permettront de faciliter pour tous ceux qui le souhaiteront le dispositif d'accompagnement au départ.

L'idéal, c'est que le plan de départs soit effectif à partir de l'été 2020, de façon à ce que l'on puisse en tirer les profits assez rapidement et continuer nos développements.

18 postes de journalistes 

    "Dix-huit postes de journalistes supprimés, c'est beaucoup", a réagi Catherine Meuthon, déléguée SNJ, majoritaire au CSE pour le collège journalistes.

    Nous SNJ on va se battre parallèlement à ce plan, pour la déprécarisation de la rédaction et la titularisation des CDD à Sud Ouest qui en compte 70, dont au moins une trentaine d'équivalents temps plein. Ce sera notre combat.

Du côté de la CGT "aucun commentaire pour l'instant", a déclaré le secrétaire général du CSE Denis Delmas.
    

Le groupe de médias Groupe Sud Ouest (GSO) a continué son redressement l'an dernier, enregistrant un résultat net consolidé, hors effet exceptionnel, de 8,2 millions d'euros, contre quelque cinq millions en 2017.
  
 

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