Châtellerault : la mère de Léonie, nourrisson décédé à 7 semaines, remise en liberté

Le palais de justice de Poitiers. / © D.L.
Le palais de justice de Poitiers. / © D.L.

Après un an passé en détention provisoire, la mère de Léonie, décédée à Châtellerault à l'âge de 7 semaines, vient d'être remise en liberté sous contrôle judiciaire. La jeune femme et son compagnon sont mis en cause dans la mort du nourrisson, victime du syndrome du bébé secoué.

Par FD avec H.Lemonier


Le 16 février 2018, la petite Léonie résidant à Châtellerault meurt à l'âge de 7 semaines. L'autopsie met en lumière des hémorragies intracrâniennes, caractéristiques du bébé secoué. La mère et son compagnon sont alors placés en détention, dès le 22 février.

Un an plus tard, la chambre de l'instruction de Poitiers devait se prononcer sur le renouvellement de la détention provisoire de la mère du nourrisson décédé.
A la requête précédente, les juges avaient confirmé le placement en détention provisoire.

Mais ce mardi, les magistrats ont décidé de remettre en liberté la mise en cause et de la placer sous contrôle judiciaire.
 
Châtellerault : la mère de Léonie, nourrisson décédé à 7 semaines, remise en liberté
Après un an passé en détention provisoire, la mère de Léonie, décédée à Châtellerault à l'âge de 7 semaines, vient d'être remise en liberté sous contrôle judiciaire. La jeune femme et son compagnon sont mis en cause dans la mort du nourrisson, victime du syndrome du bébé secoué. - F3 PC - Reportage : AM.Baillargé et M.Ptak


Indigence et lenteur de la justice ?


Pour motiver leur arrêté, les magistrats ont invoqué l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils pointent notamment la lenteur chronique des enquêtes judiciaires : les délais d'instruction compromettent, selon eux, l'efficacité et la crédibilité de la justice.

Les juges ont ainsi repris à leur compte, les arguments exposés à l'audience par l'avocate de la mise en cause :


L'indigence dans laquelle survie le système judiciaire ne saurait justifier le maintien en détention provisoire de ma cliente" avait avancé l'avocate de la mère suspectée d'infanticide.

 

La mise en cause a été placée sous contrôle judiciaire. Elle a l'interdiction d'entrer en contact avec son compagnon, lui aussi mis en examen. Elle encourt 30 ans de réclusion criminelle.
 

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