Procès Georges Tron : Eva Loubrieu tourne la page à Montmorillon

Publié le Mis à jour le

Eva Loubrieu est l'une des deux accusatrices de Georges Tron dans le procès pour viols en réunion actuellement aux assises de Seine-Saint-Denis. Depuis juillet 2017, elle s'est installée à Montmorillon où elle tient un atelier de reliure.

Eva Loubrieu est attendue à la barre de la cour d'assises de Seine-Saint-Denis, mercredi 13 décembre pour témoigner contre son ex-employeur, l'homme politique Georges Tron. Elle l'accuse de viols et atteintes sexuelles commis entre 2007 et 2009 sous couvert de "réflexologie plantaire".

Cette ex-employée en charge du pôle livres à la direction des affaires culturelles de la mairie de Draveil, a décidé de refaire sa vie dans la Vienne. Depuis le mois de juillet, Eva Loubrieu, 43 ans, tient un atelier de reliure d'art, "Livresse", à la Cité de l'Ecrit de Montmorillon. Diplômée en histoire de l'art, lettres modernes et arts décoratifs, elle anime des cours et stages pour enfants et adultes.

Lundi, avant le début du procès, Eva Loubrieu s'était confiée longuement à nos confrères du 19/20 national de France 3 sur ses accusations à l'encontre de Georges Tron et son ancienne adjointe à la culture, Brigitte Gruel.

"Ce sont des viols, raconte-t-elle, décrivant un "état de soumission, d'objet sexuel"."Il prenait comme prétexte de vouloir me prodiguer une aide pour me détendre. Très rapidement, ce n'était plus des massages de pieds. Il s'agissait de mon mollet, de ma cuisse, de me détendre au niveau de mon torse et de mes seins. Ce n'était plus du tout, pour moi, de la réflexologie"

Georges Tron, toujours maire de Graveil, comparaît pour viols et agressions sexuelles en réunion aux côtés de son ancienne adjointe à la culture Brigitte Gruel, poursuivie pour les mêmes chefs d'accusation et complicité de viol en réunion. Verdict le 22 décembre.