Coronavirus Covid-19 : un premier mort à Poitiers annoncé par l'Agence Régionale de Santé

Ce dimanche 15 mars, on apprend le premier décès de la Vienne dû au coronavirus. Une femme de plus de 85 ans qui était hospitalisée pour Covid-19 est décédée au CHU de Poitiers.
CHU de Poitiers - Google Street View
CHU de Poitiers - Google Street View © Google Street View
C'est le premier décès déclaré dans le département de la Vienne suite au coronavirus. Une femme de plus de 85 ans était hospitalisée depuis le 14 mars au CHU de Poitiers. Elle souffrait de plusieurs maladies chroniques (notamment cardio-pulmonaires). Elle est décédée ce dimanche 15 mars.

Ce dimanche 15 mars, 19 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés par l'ARS. L'agence a également annoncé le décès d'un homme de 85 ans. Il s'agit du premier décès en Gironde lié au coronavirus. Il était hospitalisé au CHU de Bordeaux depuis le 11 mars, suite à une chute.

Cela porte à 152 le nombre de cas confirmés dans la région. Parmi ces nouveaux cas, 10 sont en attente de géolocalisation. Les 3 cas confirmés le 12 mars qui n’étaient pas encore localisés ont pu être rattachés à un département.
Cependant, l'Agence régionale de Santé rappelle que "85% de l’ensemble des cas confirmés sont retournés à leur domicile dans un bon état de santé général". 

Au total, l'Aquitaine compte encore 89 cas de coronavirus, tandis que les mesures de précaution et de confinement se sont durcies ces derniers jours.

Nouvelles mesures annoncées par le 1er Ministre samedi 14 mars

Pour permettre une meilleure application des recommandations sanitaires (notamment le respect des règles de distance dans les rapports interpersonnels - 1 mètre - qui est l'une des mesures les plus efficaces pour limiter la propagation du virus), le 1er Ministre a annoncé hier soir, la fermeture des lieux accueillant du public non indispensables à la vie de la Nation :
• Restaurants (sauf room services, vente à emporter et livraison), bars ou discothèques, salles de danse et salles de jeux,
• Cinémas, salles d'auditions, de conférences, de réunions, salles d'expositions de spectacles ou à usage multiple, musées,
• Centres commerciaux (hors commerces alimentaires),
• Etablissements sportifs couverts.
Seuls les commerces présentant un caractère indispensable comme les commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-services ou de distribution de la presse restent ouverts.
Compte tenu de leur contribution à la vie de la Nation, les services publics resteront également ouverts, y compris ceux assurant les services de transport.
Les rassemblements de plus de 100 personnes favorisent la transmission rapide du virus, même dans des espaces non clos. Ces rassemblements sont donc interdis dès lors qu'ils ne sont pas indispensables à la continuité de la vie de la Nation (dérogation possible sous la responsabilité des préfectures pour les rassemblements, réunions ou activités indispensables à la continuité de la vie de la Nation).

Passage au stade 3 : l’ARS Nouvelle-Aquitaine poursuit la stratégie de limitation de la propagation du virus

Au stade 3, il s’agit de limiter les conséquences de la circulation du virus. Ce stade implique notamment de ne plus tester systématiquement tous les patients présentant des symptômes, mais de destiner les tests en priorité à quatre types de populations(2). En effet, devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts devient inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduit à saturer la filière de dépistage, ils doivent être réalisés en priorité pour les cas graves et les cas en structures collectives de personnes fragiles, pour permettre de prendre des mesures immédiates.
Toutefois, en Nouvelle-Aquitaine, compte tenu de la situation épidémique (incidence faible du nombre de cas par rapport à d’autres régions françaises à l’exception du département du Lot-et-Garonne où une émergence est apparue), la décision de l’ARS est de ne pas faire évoluer à ce stade et pour quelques jours encore la politique de dépistage afin de poursuivre la stratégie d’endiguement et de limitation de la propagation du virus, ainsi que la préparation de la prise en charge des malades.
La consigne a donc été donnée ce jour aux établissements sanitaires et médico-sociaux, ainsi qu’aux représentants des professionnels de santé libéraux de poursuivre le dépistage systématique de tous les patients présentant les symptômes de la maladie et ayant un lien avec une zone où le virus circule ou un contact avec un cas confirmé.

Prolongation de la durée d’une ordonnance renouvelable

Compte tenu de la forte mobilisation et du risque d'indisponibilité des médecins dans la gestion de la crise, cette situation pourrait causer des interruptions de traitement chronique préjudiciables à la santé des patients.
A titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d'officine peuvent désormais dispenser, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement jusqu'au 31 mai 2020 (à l’exclusion des médicaments stupéfiants ou auxquels la réglementation des stupéfiants est appliquée). Le pharmacien en informe le médecin. Les médicaments dispensés en application de ces dispositions sont pris en charge par les organismes d'assurance maladie.

Fermeture des établissements thermaux

L’ARS a demandé à l’ensemble des établissements thermaux de la région de fermer leurs structures à compter du lundi 16 mars.

Précisions concernant les écoles et instituts de formations paramédicales et les étudiants en médecine en stage

L’ARS Nouvelle-Aquitaine a apporté des précisions concernant l’organisation des Ecoles et Instituts de formations paramédicales de la région.
Les établissements doivent être fermés à compter du lundi 16 mars (conformément aux consignes nationales). Un service de continuité pédagogique à distance sera assuré par les établissements, selon des modalités à préciser ultérieurement.
Par contre, il a été demandé ce jour aux établissements d’indiquer à leurs élèves actuellement en stage de rester en poste, jusqu’à ce que l’on donne des nouvelles consignes, afin qu’ils puissent venir en soutien du système de santé régional.
Dans la même perspective, l’ARS a demandé aux étudiants en médecine en stage de rester sur leur terrain de stage jusqu’à ce que l’on donne des nouvelles consignes.
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