Poitiers : des policiers sauvent un homme du suicide

Le drame s'est déroulé à ce niveau des remparts de Blossac, à Poitiers. / © Clément Massé / FTV
Le drame s'est déroulé à ce niveau des remparts de Blossac, à Poitiers. / © Clément Massé / FTV

Mardi soir, quatre policiers en patrouille dans Poitiers ont sauvé un homme accroché du bout des doigts à la rambarde des remparts de Blossac. Après une dispute avec sa compagne, l'homme disait vouloir mettre fin à ses jours.

Par Clément Massé


Sauvé in-extremis! Un homme d'une trentaine d'années accroché au muret des remparts de Blossac a été tiré à bout de bras mardi soir par quatre policiers du commissariat de Poitiers.

L'homme, d'allure athlétique, était accroché au rebord des remparts et ne tenait plus qu'à la force de ses doigts.

Trois des policiers se sont approchés tandis que le quatrième manoeuvrait leur véhicule et l'ont immédiatement saisi alors qu'il glissait progressivement.

"Valentin et Henry le retenaient chacun par un bras et moi, je me suis baissé pour le cramponner au niveau de la veste pour le remonter", raconte Sébastien, l'un des policiers pictaves.
"Valentin et Henry retenaient l'homme chacun par un bras et moi je l'ai cramponné au niveau de la veste pour le remonter", raconte Sébastien, l'un des policiers pictaves. / © Clément Massé / FTV
"Valentin et Henry retenaient l'homme chacun par un bras et moi je l'ai cramponné au niveau de la veste pour le remonter", raconte Sébastien, l'un des policiers pictaves. / © Clément Massé / FTV

"Laissez-moi mourir!"

"On l'a remis à terre", conclut-il.

Mais l'homme ne les a pas remerciés. Au contraire.

"Il n'était pas reconnaissant, c'est le moins que l'on puisse dire", se souvient Sébastien. "Il nous a dit qu'il voulait mettre fin à ses jours."

Une dispute de couple

A l'origine du drame, une violente dispute. Les policiers du commissariat de Poitiers reçoivent l'appel d'un passant qui se trouve, rue du Général Chêne qui longe l'entrée principale du parc de Blossac.

Le passant signale une violente altercation verbale entre un homme et une femme. 

L'équipage Police Secours est envoyé sur place. Le passant informe les policiers que le couple s'est séparé. La femme est entrée dans le parc avec ses deux enfants. L'homme, lui, est descendu en direction du boulevard Tison. Les policiers s'inquiètent lorsque le passant signale que l'individu tenait des propos visiblement "suicidaires".

"On s'est dirigés vers le boulevard Tison", se souvient Sébastien. "Au rond-point, on s'est arrêtés pour observer par dessus la main courante et on a vu l'homme qui venait de sauter par dessus. En nous voyant, il s'est mis à courir le long du chemin. On s'est postés à l'extrémité de la main courante et là, à l'angle du mur, où le ravin est le plus haut, il a essayé de sauter, mais il se retenait par les deux mains au muret."

En voyant les policiers approcher, l'individu s'exclame alors : "Laissez-moi mourir!" 

Ne sachant "si c'était du cinéma ou pas", les policiers le sauvent et le ramènent sur le chemin.

L'homme a ensuite été pris en charge par les pompiers de Poitiers qui l'ont transporté au CHU pour des douleurs à la cheville.

Les policiers sont ensuite allés à la rencontre de la femme et de ses enfants qui étaient entrés dans le parc de Blossac.

51.000 appels par an

Dans une publication sur Facebook, la Police nationale à Poitiers rappelle qu'"aucune intervention n’est anodine, même celle qui au départ peut sembler banale, sans réel danger ni urgence".

Le commissariat de Poitiers évalue à 51.000 le nombre d'appels passés chaque année au 17, le numéro de police secours. Dans cette même publication Facebook, la Police nationale indique que 23.000 de ces appels, soit moins de la moitié, donnent lieu à une intervention.
 

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