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Les voisins d'Adrien Contie, interpellé pour le meurtre de son père, racontent des mois de calvaire

Adrien Contie y vivait depuis le mois de mars dernier / © DR
Adrien Contie y vivait depuis le mois de mars dernier / © DR

Adrien Contie vivait depuis mars 2018, dans un appartement d'une petite résidence d'Arcachon en Gironde. Ses voisins parlent d'un véritable enfer et du danger que ce jeune homme, diagnostiqué schizophrène, représentait pour eux et pour lui même. 

Par Sébastien Bouwy

La femme est en colère. Encore sous le choc d'avoir appris dans la presse, le meurtre à Périgueux d'Hervé Contie et quelques jours plus tard l'interpellation du fils cadet de la victime, son voisin.
"Il aura donc fallu qu'on arrive au pire !" lâche-t-elle.
 
 

La nuit, il poussait des cris 



Adrien Contie a emménagé en mars dernier, dans ce petit immeuble de la rue Sébastopol. C'est la mère de ce jeune homme qui lui a trouvé cet appartement faute de structure pour recevoir ce grand gaillard. Elle se souvient :

Il était dans une souffrance psychique intense. On l'entendait pousser des cris la nuit !


Un jour, Adrien Contie ne supportant plus de se sentir enfermé détruit la porte d'entrée de l'immeuble. Une autre fois, il se querelle très violemment avec une jeune femme venue lui rendre visite. 
Les co-propriétaires excédés et inquiets entament des démarches auprès de la police municipale, nationale et  de la mairie.En vain, personne ne peut ou ne veut rien faire.  Ils se rendent aussi auprès de l'unité psychiatrique de l'hôpital d'Arcachon : "on nous a dit qu'il était suivi et qu'il n'y avait pas de danger" lâche la voisine. 

Il était seul


Cette femme veut témoigner pour montrer la détresse dans laquelle se trouvait ce jeune homme,. "Il vivait seul au milieu de boîtes de pizzas qui s'entassaient", la détresse aussi d'une mère désemparée et cherchant en vain une structure adéquate pour soigner son fils. 

"Il y avait heureusement une infirmière qui venait le voir de temps en temps. Ce jeune homme était perdu, toujours dans l'angoisse. Il était très perturbé, c'est triste de voir çà de nos jours ..." finit par indiquer cette dame. 

 

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