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La famille de Patricia Bouchon s'interroge : “Pourquoi les juges refusent-ils de diffuser le portrait-robot”

© archives France 3 Midi-Pyrénées
© archives France 3 Midi-Pyrénées

Presque 21 mois après le meurtre de Patricia Bouchon, sa soeur et sa fille s'interrogent dans les colonnes de la Dépêche du Midi. Elles évoquent un portrait-robot que les juges refusent de diffuser.

Par Laurence Boffet

Presque 21 mois après le meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc (31), sa soeur et sa fille s'expriment dans la Dépêche du Midi. Elles s'interrogent sur un portrait-robot que les juges refusent de diffuser.

Le 14 février 2011, vers 4h30, Patricia Bouchon, 49 ans, disparaît alors qu'elle fait son jogging à Bouloc (31). Son corps sera retrouvé six semaines plus tard, dans une canalisation à Villematier, à 12 Km de là, portant des traces de coups et de strangulation. 21 mois plus tard, l'enquête n'a toujours rien donné. Plusieurs gardes à vue ont eu lieu, de multiples investigations menées, un homme s'est même dénoncé cet été avant d'être mis hors de cause mais le meurtrier de Patricia Bouchon court toujours.

Et ses proches s'interrogent à propos d'un portrait-robot réalisé par les enquêteurs à partir des déclarations d'un témoin qui a croisé un homme dans une Renault Clio, quelques minutes avant l'heure supposée de l'agression. Ce portrait a été montré à plusieurs témoins et aux personnes interrogées par les enquêteurs mais jamais diffusé à grande échelle.

"Pourquoi ce dessin qui représente peut-être l'homme qui a tué ma mère ou, à minima, un témoin très important n'a pas été diffusé ?" demande Carlyne Bouchon, la fille de Patricia qui ajoute : "un témoin peut identifier la personne dessinée ou cela peut également inquiéter le suspect, le fragiliser. Essayons ! Pourquoi se priver de cet élément d'enquête qui n'est quand même pas neutre ?"
Sandra, la soeur cadette de Patricia renchérit : "Ce portrait vaut ce qu'il vaut mais cela ne sert à rien de le garder au fond du dossier comme un objet précieux. Il faut l'utiliser, il faut le montrer et au-delà des gendarmeries et des habitants du secteur Bouloc, Fronton, Villematier."

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