“Posada de Maravillas“, héritier de la dynastie ”Posada”

Posada de Maravillas, le novillero attendu à Captieux le 2 juin, est l’héritier d’une extraordinaire dynastie taurine. il décrit lui-même la prestigieuse lignée dont il est issu.

Par Joël Jacobi

L’origine de la dynastie Posada remonte à 1860. Francisco de Posada, né à Triana, était "caballero de plaza", ce qu’on appelle aujourd’hui rejoneador.
Francisco a eu 8 enfants, tous nés et élevés à Triana. Parmi les 8, les 6 garçons ont tous été toreros : Curro, Antonio, Faustino, Rafael, José et Manuel.
Curro Posada, l’aîné fut matador, il toréait avec Juan Belmonte.
Antonio,le second, fut lui aussi matador de toros.
Faustino ne fut jamais matador. Un novillo de Miura l’a tué le 18 août 1907 dans les arènes de Sanlúcar de Barrameda, au moment de l’estocade. Son alternative était prévue pour le mois de septembre de la même année à Séville.
Les cadets, Rafael, José et Manuel furent banderilleros.
Une de leurs soeurs, Rocío Posada, a épousé le novillero Juan Barranco et ils sont partis vivre à Huelva.

Mon grand-père, Juan Barranco Posada, "Juan Posada" était leur fils. Il avait comme apoderado son oncle Antonio Posada, le frère de sa mère. Juan Posada est le seul torero de l’histoire à avoir coupé deux oreilles dans les arènes de Las Ventas à Madrid sans même avoir donné l’estocade. Le toro l’avait encorné, on lui a apporté les oreilles à l’infirmerie.
Mon grand-père Juan Posada a épousé Maravillas López de Sá Portillo, elle-même petite-fille du Marquis de San Eduardo. Ils ont eu, eux-aussi, 8 enfants.
Le plus jeune de ces huit enfants, mon oncle Antonio, "Antonio Posada", a été matador de toros et il fait partie de l’équipe qui s’occupe de ma carrière en compagnie de mon frère et de mon apoderado Don Luis Álvarez.
L’aînée des huit, ma mère, Maravillas Barranco, est également la maman du matador de toros Santiago Ambel Barranco "Ambel Posada", qui est toujours en activité.
J’ai l’honneur d’appartenir à la plus ancienne dynastie taurine au monde. Nous existons depuis 150 ans, sans sauter une seule génération.

Mes modèles sont El Juli et Talavante.
Ma couleur préférée pour l’habit de lumières est le blanc.
La critique la plus encourageante que j’ai entendue, celle qui m’a fait penser que ça valait le coup de continuer, venait d’El Juli.
J’ai un rêve : entrer dans l’histoire en tant que torero et garantir l’avenir de la tauromachie.
Lever les yeux vers les gradins et voir des gamins, c’est pour moi le plus beaux des trophées.

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