Midi-Pyrénées : ces villes qui basculent (carte interactive)

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Au lendemain du second tour des élections municipales, qui ont vu la défaite de la majorité gouvernementale, tour d'horizon des communes de Midi-Pyrénées qui ont basculé. Elles sont 20, de gauche à droite...

Par Marie Martin

De gauche à droite


20 villes de plus de 3500 habitants ont basculé de la gauche vers la droite en Midi-Pyrénées. Et ce dès le premier tour pour 7 d'entre elles. 

A Condom dans le Gers, l'UMP Gérard Dubrac a remporté l'élection avec 58,50 % des voix, contre son adversaire socialiste, le maire sortant Bernard Gallardo (41,49 %). C'est donc une "revanche" pour l'UMP Gérard Dubrac qui a été maire de la commune de 1995 à 2008. 
A Saint-Orens-de-Gameville, en Haute-Garonne, le maire communiste (soutenu par le parti socialiste) sortant Christian Sempé a été battu dès le 23 mars par la candidate de droite Dominique Faure (54,25 % contre 45,74 %). La ville était à gauche depuis 1968
A Balma, dans l'agglomération toulousaine, le candidat UMP Vincent Terrail-Novès a renversé le maire Union de Gauche sortant Alain Fillola, 52,16 % contre 47,84 %. Alain Fillola briguait là son quatrième et dernier mandat. En 2008, il avait été élu au premier tour avec 56 % des voix. En 2012, Alain Fillola a été exclu du PS en 2012 pour avoir présenté une candidature dissidente aux législatives.
A Fenouillet, Gilles Broquère récupère la mairie qu'il avait perdu en 2008. Le candidat DVD (ex-PS, ex-Modem) a remporté le 23 mars 57,51 % des suffrages, contre 42,48 % pour son adversaire socialiste Claudie Marcos, maire depuis 2008. 
A Souillac, dans le Lot, ancien fief du grand-père du président socialiste de la région Martin Malvy, la droite a gagné dimanche 23 mars. Les Souillacois ont élu l'UMP Jean-Michel Sanfourche à 55,41 % des voix. Il devance ainsi l'UDI Pierre Machemy (22,35 %) et plus largement encore la DVG Anne-marie Delannet (11,35 %) et le socialiste Erick Campot (10,87 %).
A Labruguière, dans le sud du Tarn, le DVD Jean-Louis Cabanac, candidat malheureux en 2008, ravit à la gauche le fauteuil du premier magistrat de la ville. Il a remporté l'élection avec 61,00 % contre 38,99 % pour son adversaire socialiste Marc Nouxet. Le maire sortant socialiste richard Auriac ne se représentait pas. C'est un maire UMP, Jean-Louis Deljarry qui présidait aux destinées de cette petite commune proche de Castres, de 2001 à 2008.
A Nègrepelisse, dans le Tarn-et-Garonne, le DVD Maurice Correcher DVD a remporté au premier tour 53,87 % des voix, devançant Jean Cambon DVG (46,12 %).
A Vic-Fezensac, le DVD Michel Espie a conquis la mairie au premier tour, à 57,95 % des voix contre 42,04 % pour sa rivale socialiste Danielle Zadro. Le maire sortant Michel Sanroma ne se représentait pas, après deux mandats consécutifs. 
A Onet-le-Château en Aveyron, Jean-Philippe Keroslian, DVD, a remporté l'élection le 23 mars grâce à 55,42 % des suffrages, contre 44,57 % pour son rival socialiste Fabrice Geniez, le maire de la commune depuis 2001.
Enfin, ce fut plutôt une surprise, le 23 mars, dans la commune de Lisle-sur-Tarn. Le maire socialiste Jean Tkaczuk qui menait là une liste union de gauche a été battu par la conseillère municipale d'opposition Maryline Lherm (54,53 % contre 45,46 %). 

La seconde vague bleue a emporté 10 autres villes de Midi-Pyrénées.

A commencer par Toulouse bien sûr. Le scrutin s'annonçait serré, il ne l'a pas été tant que ça et l'UMP Jean-Luc Moudenc, qui avait perdu la mairie en 2008, a remporté l'élection avec 52,06 %, battant ainsi son adversaire socialiste, le maire sortant, Pierre Cohen (47,93 %). La ville rose était scrutée nationalement, en tant que ville de gauche risquant de basculer. Visiblement, à Toulouse, la sanction nationale a fonctionné, et le sursaut des quartiers populaires, tant attendu depuis le premier tour, n'a pas du tout eu lieu. 
A Cugnaux, le maire Philippe Guérin, union de gauche, a dû céder son fauteuil à son adversaire DVD Alain Chaleon (39,24 % contre 60,75 %), UDI allié à l'UMP. Philippe Guérin quitte donc ses fonctions après 13 ans de mandat. "Notre liste pâtit d'une situation nationale catastrophique", a-t-il déclaré à l'issue du second tour. 
A Villemur-sur-Tarn, ville symbole de la lutte des Molex, le maire DVG Jean-Claude Boudet a été écarté au profit de la liste DVD conduite par Jean-Marc Dumoulin (54,34 % pour le vainqueur, 45,65 % pour le maire sortant). Villemur-sur-Tarn était dans le giron socialiste depuis 1995. 
A Saint-Jory, en Haute-Garonne, le candidat DVD Thierry Fourcassier qui avait perdu l'élection municipale en 2008 est cette fois sorti vainqueur de ce second tour, avec 44,94 % des voix. Il avait face à lui deux listes de gauche, celle du socialiste Richard Donadieu (39,00 %) et celle du DVG Philippe Fort (16,05 %). 
A Vic-en-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, les électeurs ont retrouvé le même duel au second tour qu'en 2008. Cette fois, le maire DVG sortant Jean Borderes a été sèchement battu par son adversaire DVD Clémebt Menet (53,94 % contre 46,05 %), qui prend sa revanche. Vic-en-Bigorre était à gauche depuis la fin de la seconde guerre mondiale. 
A Auterive, en Haute-Garonne, Jean-Pierre Bastiani, union de la droite et pourtant handicapé par le maintien d'une deuxième liste DVD, remporte 39,12 % des voix contre le DVG  René Azema (34,16 %).
A Moissac, c'est sans surprise que la droite a ravi la ville, la gauche ayant maintenu deux listes. Le DVD Jean-Michel Henryot a donc remporté l'élection avec 41,72 %. La désunion PRG-PS et l'impossiblité de fusionner entre les deux tours lui a clairement profité. L'UDI Pierre Guillamat arrive en seconde position avec 24,45 % tandis que le maire socialiste sortant Jean-Paul Nunzi ne recueille que 22,01 % des suffrages. Dans cette quadrangulaire, le Front National emmené par Patrice Charles obtient 11,80 % et fait son entrée au conseil municipal avec deux sièges de conseillers. 
A Gaillac, dans le Tarn, la troisième ville du département, à gauche depuis 2005, la maire socialiste sortante Michèle Rieux a elle aussi été sèchement battue par un nouveau venu en politique, l'UDI Patrice Gausserand : 49,22 % contre 28,01 %. Un score sans appel, dans une quadrangulaire où le Front National représenté par Marie-Christine Boutonnet obtient tout de même 13,84 % des suffrages, confirmant l'implantation du parti de Marine Le Pen dans ce territoire viticole. Michèle Rieux a agalement été pénalisée par le maintien d'une liste du parti de gauche emmenée par Thomas Domenech et qui a obtenu 8,91 % à l'issue de ce second tour.
Du côté de l'Aveyron, Millau a également été perdu par la gauche. Le maire socialiste sortant Guy Durand a été battu au second tour par le candidat de l'Union de la droite Christophe de Sanit-Pierre, 36,61 % contre 34,93 %. Un désaveu pour le maire sortant, une revanche pour la droite qui avait perdu la ville en 2008.
Enfin, à Decazeville, ancienne cité minière historiquement de gauche, François Marty, sans étiquette locale et auto-proclamé "gaulliste social", atteint 60,92% au second tour. Le candidat PS, Jean-Pierre Vaur, n'a pas su réunir les suffrages qui s'étaient portés sur le maire socialiste sortant, Jean Reuilles, non investi par les militants (12,27% au premier tour). Il passe seulement de 34,8% à 39,08% entre les deux tours.

De droite à gauche


La liste est plus courte, quatre ville seulement ont basculé de la droite vers la gauche, lors de ces élections municipales en Midi-Pyrénées. 
La plus belle prise pour la gauche est bien évidemment la ville de Lourdes où Jean-Pierre Artiganave (union de la droite), le maire sortant, a raté sa réélection face à Josette Bourdeu (DVG). Conseillère municipale depuis 1995, grande rivale de Jean-Pierre Artiganave, Josette Bourdeu, 60 ans, a pris sa revanche sur l'ancien premier adjoint de Philippe Douste-Blazy, qui l'avait battue de 168 voix en 2008.
A Eaunes, en Haute-Garonne, où le maire DVD sortant Alain Sottil ne se représentait pas après 25 ans à la tête de la commune, la gauche qui n'était pourtant pas unie a donc ravi le siège de premier magistrat à la droite. Le second tour de l'élection a vu la victoire du socialiste Daniel Espinosa (38,94 %), devant le DVG Thierry Mesples (35,49 %) et la DVD Brigitte Bautista (25,56 %).
A L'Union, près de Toulouse, Georges Beyney, après sept mandats et à 85 printemps, ne se représentait pas mais sa succession a déclenché bien des appétits. Du coup, c'est le DVG Marc Pere qui devient maire avec 43,93 % des voix, devant la DVD Nadine Maurin (31,88 %), et le DVD Jacques Dahan (24,18 %). 
A Gramat, dans le Lot, le socialiste Michel Sylvestre remporte l'élection (44,26 %) malgré le maintien de la DVG Jacqueline Roy (35,41 %), et face à l'UDI Roland Astoul (20,31 %). 
Enfin à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne, le DVG Jean-Philippe Besiers a très sèchement battu son adversaire DVD Bernard dagen (63,05 % contre 36,94 %). En 2008, c'était l'inverse. Bernard Dagen avait sévèrement battu Jean-Philippe Besiers. 

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