Avec le remaniement, quel avenir pour les ministres de Midi-Pyrénées ?

Sylvia Pinel, ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme, lors des questions au gouvernement à l'assemblée nationale le 5 juin 2013 / © AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON
Sylvia Pinel, ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme, lors des questions au gouvernement à l'assemblée nationale le 5 juin 2013 / © AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Les ministres issus de Midi-Pyrénées seront-ils épargnés par le remaniement ministériel à venir ? Ils sont au nombre de quatre et pour la majorité d'entre eux, ils n'ont que peu de visibilité médiatique. Retour sur leur nomination, leur portefeuille, leurs actions...

Par Marie Martin

Sylvia Pinel


 / © Lionel Bonaventure/AFP
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Née en 1977 près de Toulouse, Sylvia Pinel grandit dans le Tarn-et-Garonne où elle devient rapidement chargée de mission puis chef de cabinet du président du département, Jean-Michel Baylet. Le 17 juin 2007, alors qu'elle n'a pas encore trente ans, elle est élue députée de la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne. Elle devient alors la plus jeune femme de l'assemblée élue en 2007.
Aux élections régionales de 2010, elle mène la liste de l'union de la gauche dans le Tarn-et-Garonne et est élue conseillère régionale.
Un an plus tard en revanche, elle échoue dans l'élection cantonale à Castelsarrasin, sous-préfecture du Tarn-et-Garonne. 
Membre de l'équipe de campagne de François Hollande, elle est nommée, après l'élection de ce dernier à la tête du pays, ministre déléguée à l'Artisanat, au Commerce et au Tourisme au sein du gouvernement Jean-Marc Ayrault.
En juin 2012, elle fait partie des 25 ministres candidats aux élections législatives. Elle est opposée au second tour à la candidate du Front National, Marie-Claude Dulac, qui obtient 19,21 % des suffrages au premier tour. Syvia Pinel l'emporte finalement au second tour avec 59,86 % des voix quand sa concurrente Marie-Claude Dulac obtient 40,14 %.

Kader Arif


 / © Eric Feferberg/AFP
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Il est un proche du Président. Kader Arif, né le 3 juillet 1959 à Alger, fait ses études à Castres et à Toulouse. Repéré par Lionel Jospin, il devient le secrétaire de la fédération socialiste de la Haute-Garonne, une de celles qui obtiennent les meilleurs résultats nationaux. En 2005, il est nommé secrétaire national aux fédérations et devient ainsi le numéro 3 de l'organisation du parti socialiste.
Le 16 mai 2012, il est nommé ministre délégué aux Anciens combattants dans le gouvernement Ayrault.
Candidat aux élections législatives de 2012 dans la 10ème circonscription de la Haute-Garonne, il est élu député avec 57,78 % des voix et laisse son siège à sa suppléante Émilienne Poumirol.

Anne-Marie Escoffier


 / © Eric Feferberg/AFP
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Née en 1942 à Dax, dans les Landes, Anne-Marie Escoffier est membre du Parti radical de gauche. Haut fonctionnaire de l'Administration française et ancienne préfète de l'Aveyron et de l'Yonne, elle est élue sénatrice de l'Aveyron en 2008.
Le 21 juin 2012, elle est nommée ministre déléguée auprès de la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la Décentralisation, dans le gouvernement Ayrault II. Elle a cédé sa place au Palais du Luxembourg à son suppléant Stéphane Mazars.
Elle est par contre toujours conseillère générale du canton de Rignac dans l'Aveyron où elle a été élue en 2008.
Qualifiée de "battante", Anne-Marie Escoffier est l'un des ministres les plus discrets du gouvernement Ayrault. 

Philippe Martin


 / © Georges Gobet/AFP
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Il est le dernier arrivé... Philippe Martin, l'ancien président du conseil général du Gers et ancien député de la 1ère circonscription du Gers, a été nommé ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le 2 juillet 2013, en remplacement de Delphine Batho, débarquée pour avoir critiqué le budget gouvernemental.  
Né en 1953 à La Garenne-Colombes (Seine), titulaire d'une maîtrise en sciences juridiques, Philippe Martin devient chef de cabinet ministériel, auprès de Roger Quilliot, ministre de l’Urbanisme et du Logement de 1981 à 1983, puis auprès de Paul Quilès, successeur de Roger Quilliot. 
En 1988, il est nommé chef de cabinet de Michel Charasse, ministre du Budget, et ce jusqu'en 1992, date à laquelle il est nommé préfet du Gers.
En 1999, il se fait connaître nationalement en annonçant vouloir faire abattre 6000 platanes au bord des routes du Gers, car il les considère responsables de la mortalité routière. 
Il est également connu pour sa position anti-OGM, et pour avoir demandé aux cavistes de ne plus vendre de vins californiens, suite à l’entrée en vigueur dans cet État américain d'une loi interdisant la production et la vente de foie gras au nom du bien-être animal.


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