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Le parquet requiert le renvoi en correctionnelle d'un journaliste toulousain pour complicité de diffamation

L'article a été publié dans la Voix du Midi le 7 novembre 2013. / © France 3 Midi-Pyrénées
L'article a été publié dans la Voix du Midi le 7 novembre 2013. / © France 3 Midi-Pyrénées

Le parquet de Toulouse a requis le renvoi en correctionnelle du journaliste de La Voix du Midi, Pascal Pallas pour "complicité de diffamation" à la suite de son article sur un couple de militants du Front national qui critiquaient le parti de Marine Le Pen. 

Par Fabrice Valery

Le procureur a requis le renvoi en correctionnelle d'un journaliste toulousain pour "complicité de diffamation". Pascal Pallas, journaliste et rédacteur en chef de l'hebdomadaire La Voix du Midi, avait été mis en examen en mars dernier. 

L'affaire a débuté en novembre 2013 avec la publication dans son journal de la confession du couple Portheault, militants du Front National qui quittent le parti en faisant part des dérapages racistes de certains cadres du FN de Haute-Garonne. Le Front National a porté plainte pour diffamation contre les époux Portheault mais pas contre le journaliste ni son employeur. C'est le juge d'instruction toulousain qui avait alors décidé de convoquer puis de mettre Pascal Pallas en examen au mois de mars dernier après avoir entendu Nadia Portheault qui indiquait que ses propos n'avaient pas été totalement et surtout exactement retranscris par le journaliste.

Après une confrontation avec Nadia Portheault au cours de laquelle elle est revenue sur cette déclaration, reconnaissant que le journaliste avait bien fait son travail, Pascal Pallas et son avocat Maître Philippe Wallaert pensaient bénéficier d'un non-lieu. Mais le parquet a finalement requis le renvoi du journaliste devant le tribunal correctionnel.

Au-delà du cas personnel de Pascal Pallas qui indique que "plus cette affaire dure, plus cela remet en cause mon intégrité professionnelle", c'est la profession de journaliste et la liberté de la presse qui sont en cause dans cette affaire : dans ce cas "la machine judiciaire" n'a pas hésité à convoquer, mettre en examen et à requérir le renvoi devant le tribunal du journaliste auteur de l'article alors que le Front national n'avait porté plainte que contre les auteurs des propos jugés diffamatoires ! 

Pascal Pallas bénéficie du soutien de l'association des journalistes de Toulouse et de Midi-Pyrénés (AJT-MP) et d'une bonne partie de la profession de journaliste qui défendent là, non pas une forme de corporatisme, mais bien la liberté d'informer donc, en conséquence, le droit à chaque citoyen d'être informé. 

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