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Inondations : l'Etat ne canalisera pas la Garonne

La Garonne à Fos. / © Laurence Boffet/France 3 Midi-Pyrénées
La Garonne à Fos. / © Laurence Boffet/France 3 Midi-Pyrénées

Le préfet de Midi-Pyrénées, Henri-Michel Comet, a opposé mardi une fin de non-recevoir aux riverains de la Garonne qui continuent à réclamer la canalisation du fleuve, un an après les crues dévastatrices dans le massif.

Par Laurence Boffet avec AFP

Après les inondations, l'Etat ne canalisera pas la Garonne, dit le préfet de Midi-Pyrénées. Henri-Michel Comet, préfet de Région et préfet de la Haute-Garonne a rappelé ce mardi devant la presse que l'Etat n'avait pas pour politique de canaliser, contrairement aux autorités espagnoles de l'autre côté de la frontière voisine. Il oppose ainsi une fin de non-recevoir aux riverains de la Garonne qui réclament toujours la canalisation du fleuve, un an après les inondations qui ont dévasté les Pyrénées.

Le préfet, qui présentait le bilan de l'action de l'Etat en Haute-Garonne depuis un an, a toutefois expliqué qu'une concertation avec les autorités espagnoles avait été engagée pour mieux coordonner les deux approches.

Enrochement des berges et lit de la rivière creusé, côté espagnol

Quelques jours à peine après la crue du 18 juin 2013, les autorités espagnoles du Val d'Aran, où la Garonne se forme, avaient procédé à des travaux consistant à réparer les installations préexistantes - enrochements des berges, protection des routes - mais également à creuser le lit de la rivière. Un an plus tard, les voix continuent à s'élever côté français, pour s'inquiéter d'une part de l'impact de ces travaux menés en amont sur l'accélération du débit de cours d'eau, notamment lorsqu'il est gonflé par des précipitations ou la fonte des neiges, mais également pour réclamer des infrastructures similaires, afin de protéger routes et habitations. Un collectif local appelle à manifester contre ce qu'il considère comme l'inaction de l'Etat mercredi à Saint-Béat, village durement éprouvé par la crue.

"Ce n'est pas notre politique"

"Nous ne ferons pas en France des enrochements, des canalisations... On ne va pas faire ça, ce n'est pas notre politique nationale", a redit Henri-Michel Comet. "Dans la politique d'État, nous sommes dans une démarche qui consiste à ne pas modifier très profondément les cours d'eau, à la fois par respect pour l'évolution des cours d'eau (...) et aussi pour des raisons de protection environnementale par rapport au biotope". S'il reconnaît que l'approche côté espagnol favorise l'accélération du cours d'eau et crée des risques en aval, il a également nuancé la portée des travaux conduits dans le Val d'Aran après les inondations.
Son directeur de cabinet Olivier Delcayroux a assuré que "l'expertise des travaux côté espagnol montre qu'on est très, très majoritairement sur un retour à ce qui existait auparavant, et pas sur une modification significative" du débit. La crue de juin 2013, d'une "ampleur exceptionnelle et d'une rapidité considérable", selon le Préfet, avait fait deux morts et provoqué de très importants dégâts en Midi-Pyrénées, les flots tumultueux emportant des ponts, détruisant des routes et endommageant sévèrement les maisons.

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